Le 3 octobre à 7h, François Costantini est l’invité de Nicolas Stoquer et Raphaël Besliu, en direct dans La Matinale sur Géopolitique Profonde !
François Costantini est Docteur en Science politique de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris. Professeur associé à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth et membre du Centre de Politique Étrangère de la Sorbonne, il est spécialisé dans les enjeux géopolitiques contemporains. Auteur de plusieurs ouvrages de référence, il a notamment publié « Les relations internationales en fiches« , un livre essentiel pour comprendre les grandes dynamiques mondiales actuelles, ainsi que « Le Liban : Histoire et destin d’une exception« , qui analyse en profondeur les spécificités historiques et politiques du pays du Cèdre.
Une poudrière sur le point d’exploser
La situation au Proche-Orient est aujourd’hui plus préoccupante que jamais. Après des décennies de tensions et de guerres sporadiques, la région se dirige inexorablement vers un nouvel embrasement général. Les récents affrontements à Gaza et les bombardements sur le Liban ont déjà coûté la vie à de nombreux civils, alimentant davantage la méfiance entre les différents acteurs de la région et exacerbant les divisions politiques et communautaires. Cette situation rappelle étrangement les Balkans au début du XXe siècle, où la moindre étincelle avait fini par déclencher une guerre totale en Europe.
L’absence d’une stratégie diplomatique claire de la part des puissances occidentales et la montée des tensions internes à chaque camp fragilisent encore davantage l’équilibre régional. Le Proche-Orient deviendra-t-il au XXIe siècle ce que les Balkans furent au XXe ? Si tel est le cas, un embrasement général pourrait affecter non seulement l’ensemble de la région, mais également entraîner des répercussions à l’échelle mondiale, avec des conséquences imprévisibles pour la stabilité internationale.
L’Iran est-il la menace ?
La possibilité pour l’Iran de se doter d’un nouveau statut de puissance nucléaire a toujours été une source de tensions majeures. Alors que les affrontements s’intensifient, Israël pourrait chercher à profiter de la situation pour mener des frappes préventives contre les installations nucléaires iraniennes. Une telle opération, connue sous le nom de “Flèche de Galilée”, comporterait néanmoins d’énormes risques pour l’armée israélienne, même si celle-ci bénéficie d’une supériorité technologique sur le terrain.
En réponse aux hostilités d’Israël, l’Iran a déjà lancé 180 missiles sur l’État hébreu, marquant un tournant dans l’intensité des hostilités. Cette riposte massive a pris de court la communauté internationale et a révélé les difficultés qu’Israël pourrait rencontrer pour contenir un conflit de cette envergure sur plusieurs fronts. En réaction, Israël a promis de “riposter dans tout le Moyen-Orient”, ce qui laisse présager un élargissement du conflit à une échelle régionale.
Les États-Unis, alliés traditionnels de Tel-Aviv, devront alors décider s’ils s’engagent pleinement aux côtés d’Israël ou s’ils privilégient une stratégie plus défensive pour éviter un embrasement total. Leur choix est déjà fais, visiblement. Le danger d’une escalade incontrôlée est désormais palpable, et l’avenir du Proche-Orient pourrait se jouer dans les semaines à venir.
Les grandes puissances face à l’escalade au Proche-Orient
La Russie, alliée traditionnelle de l’Iran, pourrait-elle intervenir pour protéger ses intérêts dans la région ? L’Iran, qui a renforcé ses liens avec Moscou ces dernières années, pourrait espérer un soutien direct ou, au minimum, une protection diplomatique contre d’éventuelles sanctions internationales. Quant à la Chine, sa position reste pour l’instant ambiguë. Bien que Pékin ait des intérêts économiques dans la région, elle pourrait préférer éviter un engagement direct.
Cependant, une déstabilisation générale du Proche-Orient aurait des répercussions sur l’ensemble des échanges commerciaux mondiaux, ce qui ne manquerait pas d’attirer l’attention des décideurs chinois. Une intervention russe ou chinoise dans le conflit bouleverserait les équilibres géopolitiques et pourrait nous diriger vers un nouveau conflit mondial.
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Concernant le dôme de fer, ce n’est pas une faille des services isisraëlien, mais bien une désactivation volontaire de ce dit « bouclier » afin de légitimer une réplique de grande envergure.
Un initié du FEM affirme que le Dôme de fer a été « désactivé » dans le cadre d’une opération interne visant à déclencher la troisième guerre mondiale… Les attaques de l’Iran contre Israël font partie d’un « travail interne » élaboré par l’élite mondiale qui s’assure que le conflit déclenchera une « guerre sainte » qui deviendra rapidement incontrôlable et débouchera sur une troisième guerre mondiale, ouvrant ainsi la voie à l’installation d’un « gouvernement mondial unique » par l’élite. Le célèbre système israélien de défense antimissile Iron Dome a été désactivé pour permettre aux missiles iraniens de pleuvoir sur Tel-Aviv, Jérusalem et les régions avoisinantes d’Israël, selon un initié du Forum économique mondial qui avertit que les Israéliens et leurs alliés mondialistes sont déterminés à déclencher une Troisième Guerre mondiale à grande échelle impliquant l’Iran, la Russie et la Chine.