Le 3 avril à 19h, Francis Lalanne et Patrick Pasin sont les invités de Mike Borowski en direct sur la chaîne YouTube de Géopolitique Profonde !
Francis Lalanne est un chanteur, auteur-compositeur-interprète, acteur et écrivain français. Il s’est fait connaître avec son tube “On se retrouvera” et a depuis mené une carrière éclectique, mêlant musique, théâtre, littérature et engagements citoyens. Artiste engagé, il a participé à divers mouvements sociaux et s’est exprimé sur de nombreuses questions d’actualité. En tant qu’écrivain, il a publié plusieurs ouvrages, dont « Assemblée des loups » aux Éditions Telma, un livre qui reflète ses convictions profondes et sa vision critique du monde contemporain.
Patrick Pasin est un auteur, conférencier et entrepreneur français, connu pour ses critiques sur la géopolitique, la santé publique et la souveraineté individuelle.
Le pouvoir macronien a définitivement rompu avec la démocratie
Le régime actuel ne représente plus le peuple. Il impose, contrôle et réprime. Emmanuel Macron, loin d’être un accident politique, est l’expression la plus aboutie d’un système verrouillé. Derrière la façade électorale, il a consolidé un autoritarisme institutionnel, légitimé par les outils juridiques de la Cinquième République. La multiplication des 49.3, la dissolution des oppositions, la réduction du débat public à un théâtre médiatique ont transformé la démocratie en une mise en scène.
Le pouvoir centralisé de l’exécutif s’est affranchi de toute limite. Les corps intermédiaires ont été réduits au silence, les syndicats neutralisés, les manifestations criminalisées. Ce n’est pas une déviation, c’est une logique de fond. Les institutions actuelles ne visent plus la représentation du peuple, mais la gestion des masses. La parole présidentielle ne répond plus aux attentes populaires : elle les ignore ou les méprise. Le décalage est total, assumé, revendiqué.
Ce système repose sur une élite technocratique, ultra-minoritaire mais solidement ancrée. Elle contrôle les leviers économiques, médiatiques et judiciaires. Son objectif est clair : maintenir l’ordre établi, coûte que coûte. Dans cette architecture, Macron n’est pas le problème principal, il est le symbole. Son départ ne suffira pas, car la machine institutionnelle poursuivra sa route, avec ou sans lui. La démocratie est morte le jour où elle a cessé de déranger les puissants.
Le peuple est conditionné à sa propre impuissance
L’une des victoires les plus discrètes du régime est d’avoir réussi à neutraliser la colère. Elle existe, elle gronde, mais elle n’explose pas. Pourquoi ? Parce que les Français ont été dressés à l’acceptation. À coups de propagande médiatique, de culpabilisation morale, et de peur organisée. On leur répète que « tout va bien », que « les extrêmes sont un danger », que « la démocratie est fragile ». En réalité, ce discours est un cache-misère, destiné à étouffer toute révolte.
Les citoyens ne croient pas vraiment au système, mais ils n’osent pas le rejeter frontalement. Ils participent encore aux élections, par habitude, par résignation ou par peur du vide. C’est cette illusion de choix qui maintient l’ordre en place. Elle donne à chacun l’impression de peser, alors que les dés sont truqués. Les candidats « autorisés », les débats téléguidés, les partis financés par les mêmes intérêts… tout est fait pour canaliser la frustration vers l’impuissance.
L’épisode des Gilets jaunes a révélé la fracture, mais aussi les limites de la mobilisation. Dès que le mouvement a menacé les fondations du pouvoir, la réponse a été immédiate : violence policière, diabolisation médiatique, harcèlement judiciaire. Cela a fonctionné. Beaucoup ont eu peur. D’autres se sont sentis seuls. Résultat : la colère s’est tue, mais elle n’a pas disparu. Elle incube, elle fermente, elle attend l’étincelle. Ce jour-là, rien ne pourra l’arrêter.
Sortir de la République n’est plus un tabou, mais une nécessité
La République telle qu’elle existe aujourd’hui est verrouillée. Elle ne permet aucune transformation réelle. Elle est construite pour protéger les élites contre les décisions du peuple. Réformer ce système de l’intérieur est une illusion. Les règles du jeu sont faussées, les institutions sont pipées. Chaque tentative d’alternance a été absorbée, détournée, neutralisée. Il ne s’agit plus de sauver la République : il s’agit de la dépasser.
La question d’un changement de régime est donc légitime, urgente, centrale. Il ne s’agit pas de fantasmer un retour au passé ou une révolution romantique. Il s’agit de reprendre le pouvoir populaire, de redéfinir les règles. Une démocratie réelle ne peut exister que si le peuple peut reprendre le contrôle de la souveraineté, sans intermédiaire. Cela implique une rupture claire avec les institutions actuelles, qui ne servent plus qu’à légitimer l’oppression.
La sortie de la République n’est pas une folie : c’est un projet politique. Cela implique de reconstruire un cadre où la légitimité n’émane pas des urnes truquées, mais de la volonté directe du peuple. Il faudra affronter la peur, les menaces, les sabotages. Mais rien n’est plus dangereux que de continuer à vivre dans une cage que l’on prend pour un refuge. La République est devenue l’instrument de notre domestication. Il est temps de briser ce cadre, avant qu’il ne nous broie.
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