Le 27 janvier à 19h, Sarah Frikh et Abel Boyie sont les invités de Mike Borowski, en direct sur la chaîne YouTube de Géopolitique Profonde !
Sarah Frikh est une journaliste, consultante en harcèlement et cyberharcèlement. Elle est également présidente de l’association « Réchauffons nos SDF » qui a aidé près d’une centaine de femmes et enfants et fait plus de 200 mises à l’abri. Elle a lancé en 2017 une pétition sur change.org pour demander des centres d’hébergement pour les femmes SDF, qui a recueilli plus de 404 000 signatures. Elle alerte régulièrement sur la situation de ces personnes en difficulté sur les réseaux sociaux et organise des actions concrètes pour leur venir en aide.
Abel Boyi est le collaborateur de Sarah Frikh et le président de la plateforme de réflexion et d’action citoyenne « FR – Tous uniques, tous unis ». Acteur engagé, il concentre son action sur des problématiques sociétales majeures telles que le harcèlement, le cyberharcèlement, et la précarité sociale.
Un marché criminel qui génère des milliards d’euros
Chaque année, 10.000 mineures tombent dans la prostitution en France. Ce chiffre terrifiant démontre l’ampleur d’un phénomène alimenté par des réseaux criminels, des plateformes numériques complices et une demande croissante. La situation est encore plus dramatique pour les 15.000 jeunes placés sous la protection de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), régulièrement ciblés par les proxénètes. Ce fléau est une réalité incontestable qui gangrène la société française.
La prostitution des mineures est un marché monstrueusement rentable, pesant plusieurs milliards d’euros chaque année. Ce commerce sordide prospère grâce à l’exploitation des plus fragiles. Les proxénètes ciblent particulièrement les jeunes filles en situation précaire ou isolées, qu’ils soumettent par des manipulations psychologiques, des violences et des menaces. La demande pour des mineures, « rares » et « plus lucratives », nourrit directement cette industrie inhumaine.
Les mineures placées dans les foyers de l’ASE sont les premières victimes. Ces jeunes, déjà fragilisées par des parcours familiaux chaotiques, deviennent des proies faciles pour les réseaux criminels qui infiltrent ces structures. Les clients, bien souvent des hommes âgés, agissent en toute impunité, soutenant par leur argent un système criminel parfaitement organisé. Chaque transaction enrichit les proxénètes et amplifie un phénomène que l’État peine – ou refuse – à combattre efficacement.
OnlyFans et les réseaux sociaux : des armes au service des proxénètes
Les réseaux sociaux sont devenus les meilleurs alliés des proxénètes. Snapchat, Instagram, et surtout OnlyFans offrent des terrains de chasse idéaux pour exploiter la jeunesse. OnlyFans, présenté comme une plateforme de « création de contenu », voit près d’un quart de ses profils féminins appartenir à des mineures. Les algorithmes privilégient les contenus attirant l’attention, et les jeunes filles, naïves ou en quête d’indépendance financière, tombent dans le piège.
Les proxénètes ne laissent aucune chance. En quelques messages privés sur Snapchat ou Instagram, ils promettent de l’argent facile, une vie de luxe, ou l’accès à un « rêve » qui se transforme en cauchemar. L’absence de contrôle strict sur ces plateformes rend leur tâche encore plus simple. Le recrutement est rapide, discret et efficace. Une fois prises dans cet engrenage, les mineures deviennent dépendantes et sont réduites à de simples produits pour satisfaire la demande.
Les influenceurs ne sont pas innocents. En glorifiant le luxe, les voyages, et l’argent « gagné rapidement », ils banalisent l’idée que le corps peut être monétisé. Leur rôle est direct : ils participent à normaliser une pratique qui détruit des vies et alimente un système mafieux. Ces figures populaires, suivies par des millions de jeunes, amplifient une propagande toxique qui pousse les mineures vers la prostitution.
L’État complice par son inaction
L’inaction des pouvoirs publics est flagrante. Malgré des chiffres accablants, aucune mesure d’ampleur n’a été prise pour enrayer cette catastrophe. Les foyers de l’ASE, censés protéger les mineurs, sont infiltrés par les réseaux criminels, avec la complicité passive de certains adultes responsables. Les victimes ne reçoivent ni la protection, ni les moyens nécessaires pour échapper à leur calvaire.
Les politiques publiques échouent à encadrer les plateformes numériques. Les géants comme OnlyFans ou Instagram continuent d’opérer sans aucun contrôle sérieux. Les dispositifs de vérification d’âge sont inexistants ou contournables, laissant des milliers de mineures exposées et exploitées. Les clients, eux, profitent de cette opacité pour éviter toute poursuite judiciaire. Les rares lois existantes sont mal appliquées, permettant aux proxénètes d’agir en toute liberté.
L’État se rend complice par son laxisme. En fermant les yeux sur cette catastrophe, il sacrifie une génération entière. Les 10.000 mineures piégées chaque année ne sont pas des statistiques mais les victimes d’un système que la société accepte tacitement. Les proxénètes prospèrent, les plateformes numériques continuent de générer des profits colossaux, et les clients agissent sans jamais être inquiétés.
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