Le 20 décembre à 7h, Marc-Gabriel Draghi, Bruno Gollnisch, et Charles Emmanuel de Bourbon Parme sont les invités de La Matinale animée par Nicolas Stoquer et Raphaël Besliu en direct sur Géopolitique Profonde.
Marc Gabriel Draghi est un juriste français spécialisé dans l’histoire du droit. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la question monétaire et l’histoire du capitalisme, dont « Le règne des marchands du temple », « Le grand reset en marche ! » et « La Grande Narration : Vers la mort des Nations ». Il dénonce les dangers du projet du Forum économique mondial, qu’il considère comme une tentative de soumettre l’humanité à une élite mondialiste.
Bruno Gollnisch est un homme politique français associé au Front National, devenu le Rassemblement National. Il a débuté sa carrière politique en tant que député français de 1986 à 1988. Par la suite, il a été élu député européen, mandat qu’il a exercé de 1989 à 2019. Au sein du Front National, il a occupé plusieurs postes de direction, y compris celui de secrétaire général, délégué général et vice-président. Il a également dirigé la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 2002.
Charles Emmanuel de Bourbon Parme, prince capétien, est un descendant direct de Louis XIV. Il s’engage politiquement avec son ouvrage Le bon sens au pouvoir : Pour que la France retrouve sa place au soleil (Éditions Lacour-Ollé), où il milite pour une réinvention de la France sur la scène internationale, en s’appuyant sur une vision monarchiste et conservatrice des institutions.
La dissolution ratée ne fait pas qu’affaiblir le président
L’échec d’une dissolution n’est pas juste un revers pour le président, c’est une remise en cause de l’ensemble de nos institutions. Le système politique français, déjà fragilisé par l’absence de majorité claire, se trouve aujourd’hui face à une crise existentielle. La fragmentation du Parlement, avec ses blocs antagonistes, paralyse les décisions. Mais cette paralysie institutionnelle n’est que la surface d’un mal plus profond : la perte totale de confiance des citoyens envers leurs représentants.
Aujourd’hui, plus de la moitié des Français ne croient plus en la classe politique. Pourquoi ? Parce qu’elle semble sourde aux enjeux réels, enfermée dans ses calculs électoraux et incapable de porter une vision commune. La République vacille, car elle ne sait plus répondre aux attentes des citoyens dans un monde en pleine mutation.
Une République coupée de son peuple
La fin de la bipolarisation, qui structurait autrefois la politique française, a laissé place à une mosaïque de partis incapables de gouverner ensemble. Trois blocs principaux s’affrontent pendant que les électeurs s’abstiennent en masse, écœurés par des débats stériles.
La Ve République s’est vidée de son contenu. L’intérêt général, qui devrait guider les décisions, n’a plus aucun sens pour cette élite déconnectée. En face, les citoyens n’attendent plus rien d’un système qu’ils jugent inefficace et hors-sol.
Cette déconnexion est aggravée par les ingérences croissantes de l’Union européenne, qui affaiblissent encore davantage l’autorité nationale. Les décisions majeures sont souvent imposées de Bruxelles, et le rôle des gouvernants français se limite à appliquer des directives. Dans ce contexte, la République devient un régime incapable de protéger la souveraineté, incapable de répondre aux défis de la mondialisation, et surtout incapable de rassembler.
Le bien commun, une alternative pour refonder le lien politique
Pour sortir de l’impasse, il ne suffit pas de réformer les institutions ou d’ajuster les règles du jeu. Il faut repenser le sens même du politique. L’idée d’intérêt général, souvent brandie par les élites, a perdu toute crédibilité parce qu’elle se résume à des compromis mous et des décisions opportunistes. Une alternative existe : celle du bien commun, une notion ancienne qui pourrait refonder le lien entre les citoyens et leurs institutions.
Le bien commun vise ce qui nous unit en tant que communauté : nos valeurs, nos traditions, et notre capacité à agir ensemble pour préserver l’avenir. Là où l’intérêt général divise, le bien commun fédère. Il ne s’agit pas d’opposer l’individu à la collectivité, mais de les marier, de manière à ce que chacun trouve sa place dans une vision partagée.
Ce changement de paradigme est urgent, car le mondialisme détruit les fondations mêmes de la souveraineté nationale. Face à cette menace, une communauté politique doit être capable de protéger ce qui la définit, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur les plans culturel, identitaire et spirituel. Cela implique de dépasser le cadre du droit romain, qui privilégie une approche contractuelle et individualiste, pour adopter un modèle fondé sur la solidarité et la pérennité de nos héritages.
Une refondation indispensable pour l’avenir
La République, dans son état actuel, n’est plus qu’une façade. Son incapacité à répondre aux défis contemporains – qu’ils soient sociaux, économiques ou culturels – la rend obsolète. La fragmentation politique, l’impuissance présidentielle, et la perte de confiance généralisée ne sont que les symptômes d’un problème plus vaste : la crise de sens qui frappe nos institutions.
Refonder le système autour de la notion de bien commun est peut-être la seule voie pour redonner une direction à la France. Cela demande du courage politique, une rupture avec le conformisme technocratique, et surtout une vision à long terme. L’enjeu dépasse de loin le simple cadre national : il s’agit de montrer qu’une communauté politique peut encore exister dans un monde où tout semble fait pour la détruire.
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