Trump contre l’État profond : l’heure du bilan !

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🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Sylvain Laforest, analyste incisif des politiques nord-américaines, invité à La Grande Émission le 28 août à 19h.
  • Trump promettait de démanteler l’État profond et de révéler des dossiers secrets, mais ses actions ont déçu.
  • L’affaire Epstein : attente de vérité non satisfaite, silence de Trump nourrissant des soupçons.
  • De la rupture annoncée à un alignement avec le système, la déception des partisans de Trump.

Le 28 août à 19h, Sylvain Laforest est l’invité de La Grande Émission animée par Mike Borowski en direct sur Géopolitique Profonde.

Sylvain Laforest est un journaliste québécois indépendant, ancien correspondant international installé en Asie pendant de nombreuses années. Connu pour son regard critique sur les rapports de force mondiaux, il s’est imposé comme un analyste incisif des politiques nord-américaines et de l’influence géopolitique des États-Unis. Son travail se distingue par une approche sans concessions des mécanismes de pouvoir, des manipulations médiatiques et des stratégies de domination économique et militaire. Avec une expérience directe du terrain et une plume engagée, il explore les enjeux derrière les discours officiels et dévoile les contradictions du système occidental.

Les promesses de rupture de Trump

Donald Trump a bâti son ascension politique sur un discours de rupture radicale. Il a promis de démanteler l’État profond, de mettre fin aux guerres sans fin et de rétablir une diplomatie pragmatique avec la Russie. Son langage direct, en opposition aux codes politiques traditionnels, a séduit une base électorale en quête d’un dirigeant prêt à rompre avec le système.

L’annonce de son intention de régler rapidement le conflit russo-ukrainien et de publier des dossiers classés secrets a nourri l’espoir d’un basculement historique. L’image de l’homme d’affaires qui n’a pas peur de bousculer les élites a servi de catalyseur à cette attente.

Pourtant, les premières années de sa présidence n’ont pas confirmé ces ambitions de changement. L’appareil militaire et sécuritaire américain est resté intact, les opérations extérieures se sont poursuivies et les alliances stratégiques n’ont pas été bouleversées. Les dossiers explosifs, tels que les archives liées à l’assassinat de JFK ou à l’affaire Epstein, sont restés largement opaques.

Les électeurs qui attendaient des révélations décisives ont assisté à une continuité des pratiques d’opacité, comme si la mécanique de l’État profond avait absorbé la volonté présidentielle. Le choc de la promesse non tenue a été à la hauteur de l’attente créée.

La stratégie de silence autour d’Epstein

L’affaire Epstein a cristallisé une attente immense de vérité. La promesse de lever le voile sur un réseau de compromissions impliquant des élites mondiales aurait pu transformer la présidence de Trump en rupture historique.

Mais ce silence s’est imposé comme un signe de recul. Aucun document compromettant n’a été divulgué, aucun réseau n’a été démantelé, et l’omerta a semblé triompher. L’image d’un Trump prêt à tout révéler s’est fissurée, ouvrant la voie à des soupçons sur ses propres liens avec ce système.

Ce choix de ne rien exposer a nourri deux interprétations : soit Trump a pris peur face à l’ampleur des conséquences politiques et personnelles, soit il a volontairement protégé un appareil dont il se déclarait pourtant l’ennemi. Le fait est qu’en maintenant l’obscurité sur Epstein, il a reproduit le même schéma que ses prédécesseurs.

La confiance de ses soutiens, qui voyaient en lui un justicier contre l’élite corrompue, a été ébranlée. L’omission volontaire s’apparente à une trahison pour ceux qui attendaient une transparence totale.

De la rupture annoncée au conformisme politique

L’illusion d’un Trump en rupture avec le mondialisme s’est dissipée. Ses choix en matière économique, ses nominations stratégiques et sa politique étrangère ont fini par révéler un alignement plus classique qu’annoncé. Les grandes réformes structurelles n’ont pas eu lieu, et le poids des lobbies est resté intact.

Trump a donné l’image d’un président qui, loin de détruire l’État profond, a négocié avec lui pour préserver son pouvoir. L’argument du dirigeant insoumis s’est effondré dans la pratique.

Ce constat a nourri une profonde déception chez ses partisans les plus fidèles. Ceux qui pensaient assister à un basculement vers une souveraineté retrouvée ont vu s’imposer une continuité avec les schémas mondialisés. La promesse d’une indépendance stratégique vis-à-vis des élites financières et militaires s’est révélée être une illusion.

Trump n’a pas incarné la révolution politique attendue, mais un nouveau visage d’un système qui absorbe toute tentative de contestation. Les illusions brisées autour de son mandat marquent un tournant dans la perception des alternatives au pouvoir établi.

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