🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’IA accentue les inégalités et manipule les comportements, selon Emmanuelle Darles. Découvrez comment dans son livre « IA Illusion d’avenir ».
- Laurence Waki dénonce la soumission croissante des citoyens aux algorithmes. Explorez ses tribunes percutantes dans France-Soir.
- Marion Saint-Michel analyse les mécanismes de manipulation psychologique par les dirigeants. Plongez dans son ouvrage « Gouvernance perverse ».
- L’IA transforme la collecte de données en arme de contrôle social. Comprenez comment elle façonne notre réalité perçue.
Le 1er septembre à 19h, Emmanuelle Darles, Laurence Waki et Marion Saint-Michel sont les invitées de La Grande Émission animée par Mike Borowski, en direct sur Géopolitique Profonde.
Emmanuelle Darles est docteure en informatique et spécialiste des impacts sociétaux des technologies numériques. Dans son ouvrage IA Illusion d’avenir (Éditions Marco Pietteur), elle déconstruit les promesses de l’intelligence artificielle et expose ses dérives. Elle montre comment l’IA, loin d’être un outil neutre, accentue les inégalités, manipule les comportements et concentre le pouvoir entre les mains de quelques acteurs dominants. Son travail met en garde contre les effets de cette révolution technologique dans l’emploi, l’éducation, la santé et les libertés publiques, ouvrant une réflexion critique sur les dérives d’un monde gouverné par les algorithmes.
Laurence Waki est une philosophe, écrivaine et essayiste française engagée dans la critique des normes sociales et des dérives autoritaires contemporaines. Elle s’est fait connaître par ses tribunes dans France-Soir, où elle dénonce la soumission croissante des citoyens aux injonctions étatiques et la perte d’autonomie individuelle.
Marion Saint-Michel est une psychologue clinicienne et diplômée en sciences politiques. Ancienne fonctionnaire, elle exerce désormais en libéral. Elle est l’autrice du livre Gouvernance perverse – La décoder, s’en libérer, dans lequel elle analyse les mécanismes de manipulation psychologique utilisés par certains dirigeants, notamment durant la crise du COVID-19.
L’illusion de neutralité des algorithmes
L’intelligence artificielle s’impose comme un outil omniprésent, mais son fonctionnement repose sur des algorithmes nourris de données biaisées. Ces biais, loin d’être corrigés, sont amplifiés et deviennent des filtres invisibles qui influencent nos choix quotidiens.
Les plateformes qui structurent nos interactions sociales, nos achats ou nos recherches exploitent cette logique pour orienter les comportements. Derrière l’apparente neutralité technologique se cache un mécanisme d’ingénierie sociale qui détermine ce que chacun voit, lit et pense, en renforçant les inégalités déjà existantes.
Cette illusion de neutralité s’accompagne d’un glissement de pouvoir massif. L’IA transforme la collecte de données en arme de contrôle social. Elle ne propose pas seulement des recommandations, elle définit les contours de la réalité perçue.
Les algorithmes façonnent un monde où la liberté individuelle se réduit à une succession de choix prédéfinis par des systèmes opaques. Ainsi, la promesse d’une intelligence objective se dissout dans une logique d’exploitation et de domination qui échappe au citoyen ordinaire.
La concentration du pouvoir technologique
L’IA n’est pas une avancée partagée, mais une concentration de puissance. Les investissements colossaux des multinationales ne visent pas à libérer l’humanité mais à verrouiller de nouveaux marchés. En contrôlant les infrastructures numériques, les géants technologiques centralisent l’information et réduisent la marge de manœuvre des États comme des individus. Cette concentration engendre une asymétrie radicale où une minorité détient les moyens de gouverner l’imaginaire collectif à travers les outils numériques.
Ce processus prépare un monde où les libertés publiques s’effacent. L’IA peut surveiller les comportements, prédire les actions et sanctionner les écarts. Elle transforme la promesse de progrès en dispositif disciplinaire sophistiqué. Ce nouvel ordre ne repose plus sur la loi mais sur le code, non plus sur le débat mais sur l’automatisation des décisions. Le pouvoir n’est plus visible, il est intégré dans l’architecture même du système numérique, rendant toute contestation marginale et inopérante.
Vers l’ère du transhumanisme
La logique qui anime le développement de l’IA conduit directement au transhumanisme. L’humain devient un projet à optimiser, une ressource à augmenter par les technologies. Loin d’être un fantasme lointain, cette vision s’impose déjà dans les discours sur l’éducation, la santé et l’économie.
Le corps et l’esprit sont envisagés comme des interfaces perfectibles, à remodeler pour s’adapter à un monde piloté par des machines. Le transhumanisme s’érige en horizon politique, où la valeur de l’homme dépendra de sa compatibilité avec l’ordre technologique.
Cette évolution prépare une société d’inégalités extrêmes. Une élite augmentée accédera aux innovations, tandis que la majorité restera prisonnière d’outils de contrôle et de surveillance. L’IA devient ainsi le moteur d’un nouvel esclavage moderne, où la dépendance technologique se confond avec la perte de liberté.
L’homme augmenté n’incarne pas une promesse universelle, mais le triomphe d’un système qui transforme la vie en marchandise et impose une soumission totale au pouvoir algorithmique.
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