Le 22 septembre à 7h, Claude Janvier et Jean-Michel Vernochet sont les invités de Raphaël Besliu, en direct dans La Matinale de Géopolitique Profonde.
Claude Janvier est un écrivain et essayiste français connu pour ses prises de position tranchées sur des sujets de société et de politique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui explorent les dynamiques de pouvoir et les influences cachées au sein des structures étatiques et supranationales. Son dernier livre s’intitule « L’État Profond Français ».
Jean-Michel Vernochet, journaliste et géopolitologue, est connu pour ses positions tranchées contre l’oligarchie mondialiste et son analyse rigoureuse des politiques européennes. il est ancien grand reporter et auteur de nombreux ouvrages, dont “La France en flammes : des gilets jaunes à Notre-Dame de l’apocalypse” et plus récemment La destruction nécessaire : Persia delenda est.
L’Assemblée générale de l’ONU du 22 septembre s’annonce comme un moment de bascule dans l’histoire contemporaine. Alors que Gaza est ravagée par une guerre totale menée par Israël sous l’autorité de Benyamin Netanyahou, la question de la reconnaissance officielle de l’État de Palestine surgit comme une lame de fond. Ce vote, qui cristallise la colère des peuples et l’exaspération des nations face aux crimes répétés de Tel-Aviv, pourrait faire sauter les derniers verrous diplomatiques qui protégeaient l’État hébreu. Dans un contexte où Netanyahou est acculé par l’échec militaire, par la contestation de son propre peuple et par l’isolement croissant de son gouvernement, la reconnaissance de la Palestine placerait Israël dans une position de paria international. C’est bien l’avenir d’un ordre mondial multipolaire qui se joue à New York, et la chute de l’édifice colonial israélien pourrait s’en trouver accélérée.
L’ONU face à l’implosion du régime sioniste
La 80ème Assemblée générale s’ouvre alors que l’État israélien n’a jamais été aussi fragilisé. Gaza, martyrisée par des bombardements incessants et des massacres de civils, incarne désormais la brutalité sans limite d’un régime en perdition. Le gouvernement de Netanyahou, qui prétendait éradiquer toute résistance, se retrouve pris dans un engrenage qui lui échappe. L’indignation mondiale n’est plus contenue : les peuples d’Occident descendent dans la rue, les pays du Sud exigent des sanctions, et même à l’intérieur d’Israël, la société se fracture sous le poids des cadavres. Le projet sioniste, qui vivait sur la protection inconditionnelle des États-Unis et le silence complice de l’Europe, se heurte à une réalité nouvelle : l’opinion internationale n’accepte plus l’impunité.
Dans ce contexte, la reconnaissance officielle de l’État palestinien serait une déflagration. Elle priverait Netanyahou du vernis légal qui lui permet encore de justifier son offensive. Elle ouvrirait la voie à des sanctions directes, à des mandats internationaux et à un basculement diplomatique en faveur des Palestiniens. Pour Israël, habitué à écraser ses adversaires dans un climat d’impunité totale, ce vote représenterait une condamnation sans appel. L’ONU, qui fut jadis l’outil de la domination occidentale, pourrait devenir l’arme de sa propre désintégration.
Netanyahou acculé par la révolte mondiale
L’homme fort de Tel-Aviv est désormais un condamné politique. Benyamin Netanyahou, rongé par les scandales de corruption et incapable de tenir ses promesses militaires, se trouve au bord du gouffre. Sa fuite en avant guerrière à Gaza n’a pas écrasé la résistance palestinienne, mais elle a précipité l’isolement d’Israël. Chaque nouvelle frappe contre des civils alimente la révolte mondiale et accélère la fin de sa carrière. Ses soutiens traditionnels – États-Unis, Union européenne – sont eux-mêmes en crise, incapables de contenir la contestation populaire qui monte contre leur complicité.
Le vote de l’ONU pourrait précipiter la chute du gouvernement israélien. Netanyahou n’aurait plus la moindre couverture diplomatique pour justifier sa politique de destruction. Isolé, contesté, il serait forcé de constater que le monde ne se plie plus aux diktats de Washington et de Tel-Aviv. Loin d’accélérer sa guerre, ce vote pourrait au contraire l’enfermer dans une impasse : continuer signifierait se mettre définitivement hors la loi internationale, reculer serait reconnaître sa défaite. Dans les deux cas, c’est la fin de son règne qui s’annonce.
La Palestine au cœur du nouvel ordre mondial
La reconnaissance de l’État palestinien ne serait pas un simple geste symbolique. Elle marquerait le basculement définitif vers un monde multipolaire, où les peuples refusent de se soumettre aux injonctions occidentales. Elle ouvrirait la voie à une reconstruction politique du Moyen-Orient, débarrassé de la tutelle israélo-américaine. Pour les Palestiniens, martyrisés depuis plus de 70 ans, ce serait la légitimation internationale de leur droit à l’existence, et le point de départ d’une libération totale de leur terre.
Dans ce nouvel ordre, la Palestine deviendrait le symbole d’une victoire des peuples contre l’impérialisme. Soutenue par la Russie de Vladimir Poutine, par l’Iran et par les nations du Sud global, elle incarnerait le refus de la colonisation et la renaissance d’un monde équilibré. Israël, relégué au rang d’État criminel, verrait ses alliances se réduire à peau de chagrin. L’avenir appartient désormais aux nations libres, et la Palestine pourrait bien devenir la pierre angulaire de ce nouvel édifice. Le 22 septembre, à New York, c’est bien plus que la reconnaissance d’un État qui se joue : c’est le renversement de l’ordre impérial occidental.
IMPORTANT - À lire
La reconnaissance de la Palestine à l'ONU marquerait un tournant historique. Chaque mois, notre revue approfondit les enjeux géopolitiques qui façonnent le monde de demain, comme la fin de l'ordre unipolaire occidental et l'émergence d'un nouvel équilibre mondial.
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Tirer sur des enfants pour conserver un potentiel de menaces. Ça me rappelle un autre pays du monde bizarrement.