Benyamin Netanyahou rejoint le conseil de paix de Trump : un pivot vers les crises mondiales ?

Nétanyahou accepte l'invitation de Trump pour rejoindre son conseil de la paix en tant que membre Nétanyahou accepte l'invitation de Trump pour rejoindre son conseil de la paix en tant que membre

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Benyamin Nétanyahou a accepté l’invitation de Donald Trump pour rejoindre son conseil de paix, initialement axé sur la reconstruction de Gaza, mais ce conseil s’élargit désormais à d’autres crises mondiales majeures.
  • Trump contourne les lourdeurs bureaucratiques de l’ONU pour bâtir un leadership pragmatique, offrant une alternative aux conflits interminables, bien que l’ONU restreigne strictement ce mandat à la reconstruction de Gaza seulement.
  • Le cessez-le-feu en cours est fragilisé par le refus catégorique de Nétanyahou à un État palestinien, bloquant ainsi le processus de paix proposé par Trump et risquant d’alourdir les coûts pour les Occidentaux.

Mercredi 21 janvier, le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé que « Bibi » acceptait l’invitation de Donald Trump à rejoindre son conseil de la paix en tant que membre à part entière.

« Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a (…) accepté l’invitation du président américain, Donald Trump, à rejoindre, en tant que membre, le conseil de paix », précisait le communiqué officiel.

Cette initiative trumpienne visait initialement la reconstruction de Gaza, après plus de deux ans de guerre dévastatrice. Mais son périmètre s’élargit brutalement pour englober des crises mondiales aux quatre coins de la planète, avec des dirigeants de tous horizons appelés à la table.

Face à l’inflation qui ronge les contribuables occidentaux et aux conflits interminables, cette approche peut apparaître comme une bouffée d’air frais. Mais l’arrivée de Netanyahou soulève des questions : propulsé dans un comité international aux ambitions tentaculaires, le risque est-il celui d’une dérive impérialiste où ses alliances alourdiraient la facture pour les Occidentaux ? Trump sauveur ou piège élargi : l’affaire mérite d’être regardée à deux fois.

L’ONU bride l’ambition de Trump : un mandat confiné à Gaza

Le conseil de Trump, pensé pour superviser la reconstruction de Gaza, prend rapidement des airs de machine à tout résoudre. La charte du président américain l’élargit déjà à une ribambelle de crises mondiales, lui conférant une autorité étendue pour intervenir dans des conflits armés à l’échelle globale, avec des chefs d’État de tous horizons invités à la table.

Cependant, l’ONU a vite imposé ses limites. Le Conseil de sécurité a endossé l’initiative « strictement à cette fin », comme l’a rappelé lundi Farhan Haq, le porte-parole du secrétaire général Antonio Guterres : la seule reconstruction de Gaza, point final.

Un cessez-le-feu vacillant et les blocages de Netanyahou

Le 10 octobre, plus de deux ans après l’assaut inédit du Hamas du 7 octobre 2023, un cessez-le-feu fragile s’installe sous pression américaine.

Mi-janvier, le passage à la deuxième phase se grippe : accusations croisées de violations quasi quotidiennes entre Israël et le mouvement islamiste, et menaces à peine voilées, côté Jérusalem, de relancer l’offensive si le Hamas ne se plie pas à des conditions strictes.

Cette deuxième phase du plan Trump prévoit clairement : le Hamas doit désarmer, Israël se retire de Gaza, et une force internationale stabilise le terrain. Un schéma présenté comme pragmatique, loin des lourdeurs bureaucratiques de l’ONU. Or, Benyamin Netanyahou bloque le processus. Il refuse catégoriquement tout État palestinien, réitérant sans relâche une ligne qui balaie d’un revers de main le consensus onusien en faveur d’une solution à deux États — souvent présentée comme l’unique option pour clore durablement le conflit israélo-palestinien.

Une posture d’entêtement, alors que l’initiative Trump offrait une porte de sortie concrète au conflit, tandis que le mouvement islamiste tarde à désarmer. Ce blocage risque de torpiller l’élan du conseil de Trump, déjà élargi à d’autres crises mondiales malgré le cadre imposé par l’ONU à Gaza. Le fragile équilibre du cessez-le-feu met en évidence les limites du consensus multilatéral.

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