« Canard boiteux », « décision téméraire », « mort clinique » : Macron devient la risée de la presse étrangère

Macron, le principal coupable de la débâcle politique française selon la presse étrangère Macron, le principal coupable de la débâcle politique française selon la presse étrangère

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Après la démission de Sébastien Lecornu, la France s’enfonce dans une impasse politique sans précédent. Les critiques internationales s’abattent sur Emmanuel Macron, accusé de fuir la crise.
  • Les médias étrangers évoquent « la mort clinique de la Ve République ». Macron est qualifié de « canard boiteux » par The Times, tandis que El País critique la dissolution de l’Assemblée nationale.
  • Le président a usé trois Premiers ministres en quatorze mois. Le mandat éclair de Lecornu est comparé à celui de Liz Truss. La France s’enfonce dans le chaos.
  • Macron persiste malgré les critiques. Il charge Lecornu de négocier un « pacte de stabilité » en quarante-huit heures. Les espoirs de la France sont déçus.

Après l’annonce de la démission de notre Premier ministre Sébastien Lecornu ce 6 octobre , le monde regarde avec effarement notre pays s’enfoncer depuis deux jours dans une impasse politique sans précédent. Nos voisins ne se gênent pas pour distribuer les mauvais points, cherchant des coupables à cette pagaille institutionnelle.

Sans surprise, Emmanuel Macron se retrouve pointé du doigt par la plupart des chancelleries européennes. Notre président, qui se rêvait en leader continental, incarne désormais une classe politique déconnectée, menant son pays droit dans le mur.

Les médias étrangers s’en donnent à cœur joie, certains évoquant même « la mort clinique de la Ve République ».

Les critiques internationales s’abattent sur Macron

À l’international, c’est bien le locataire de l’Élysée qui encaisse : on le juge coupable de fuir la crise politique.

« Le président de la République est devenu la cible de toutes les critiques pour avoir relégué la crise politique en France au second plan et s’être tourné ces dernières semaines vers la politique étrangère », écrit ainsi le quotidien espagnol El Mundo.

Pour The Times, Macron est devenu un « canard boiteux à court d’options », tandis qu’El País souligne que la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024 était une « décision téméraire ».

Le quotidien suisse Blick n’est pas plus tendre et parle d’un choix « très controversé ».

Après tout, comment pourrait-il en être autrement ? Macron vient d’user trois Premiers ministres en à peine quatorze mois, comme le souligne le journal québécois Le Devoir.

« Le chaos républicain atteint des sommets : Lecornu s’enfuit moins de 14 heures après sa nomination ! »

Le quotidien britannique The Independent n’y va pas par quatre chemins :

« Sans être méchant, car ce n’est pas vraiment de sa faute, son bref mandat fait passer celui de Liz Truss pour un modèle de longévité. »

Une pique savoureuse, qui compare ce nouveau fiasco politique aux 49 jours de règne catastrophique de l’ex-Première ministre britannique en 2022.

Dans son analyse cinglante, le Frankfurter Allgemeine Zeitung ne mâche pas ses mots : notre président porte « en premier lieu » la responsabilité de ce naufrage politique français. Mais le quotidien allemand ne s’arrête pas là.

Il pointe également du doigt ces partis français qui, comme d’habitude, préfèrent camper sur leurs positions plutôt que de chercher un terrain d’entente. On connaît la chanson : pendant qu’ils s’écharpent dans leur bulle parisienne, c’est le Français moyen qui paie les pots cassés.

Un président qui s’entête, des partis qui refusent de collaborer et des Premiers ministres défaillants… Voilà le cocktail explosif qui explique, selon nos voisins d’outre-Rhin, pourquoi la France s’enfonce.

Les espoirs déçus de la France

Les médias s’interrogent sur le véritable objectif de Macron. Le président a chargé Lecornu de jouer les prolongations « jusqu’à mercredi 8 octobre » pour négocier in extremis un « pacte de stabilité » — une mission qui ressemble étrangement à un dernier baroud d’honneur.

Même la presse allemande, pourtant rarement critique envers notre président, s’en étonne. La Süddeutsche Zeitung pose cette question que tout Français se pose déjà : comment réussir en quarante-huit heures ce qu’on n’a pas su faire en un mois ? Mais le bon sens n’a jamais été le fort de ce gouvernement.

Le scénario qui plane au-dessus de l’Élysée ? « Remettre son tablier », selon les termes d’un journal belge. Une éventualité que le président français a systématiquement rejetée avec sa morgue habituelle.

Notre monarque persiste et signe : pas question d’abandonner le navire, même si celui-ci fait eau de toutes parts. Il reste encore, semble-t-il, quelques réformes impopulaires à imposer, quelques services publics à démanteler.

Un départ volontaire serait pourtant un acte de courage politique sans précédent sous la Ve République. Mais ne rêvons pas : entre courage et pouvoir, Macron a fait son choix depuis longtemps.


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