🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’Europe, menée par Stéphane Séjourné, engage des négociations cruciales avec Washington pour un pacte sur les terres rares, visant à rompre la dépendance écrasante de la Chine sur ces ressources essentielles.
- La domination chinoise sur les réserves mondiales a exposé les vulnérabilités européennes, comme durant la crise du Covid, où les industries ont souffert de pénuries critiques.
- Marco Rubio coordonne une alliance avec les alliés pour unir les efforts et éviter la concurrence sur les gisements, favorisant une coopération pragmatique contre le monopole asiatique.
- Ce partenariat pourrait mener à une diversification des approvisionnements et une relocalisation des usines, offrant à l’Europe une chance de restaurer sa souveraineté économique face aux menaces chinoises.
Mercredi, à Washington, Stéphane Séjourné atterrit avec une délégation européenne pour rencontrer l’administration Donald Trump. L’objectif ? Négocier un pacte sur les terres rares, ces minerais stratégiques dont la production et le raffinage sont aujourd’hui largement dominés par Pékin et qui pèsent sur de nombreuses industries.
Des voitures électriques aux éoliennes, en passant par le numérique et la défense, ces matériaux servent à fabriquer des aimants surpuissants, des catalyseurs ou des composants électroniques essentiels.
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La Chine contrôle une part majoritaire des capacités de raffinage des terres rares et occupe une position dominante dans certaines chaînes d’approvisionnement. Il en va de même pour le gallium, un métal clé pour les semi-conducteurs. Lorsque Pékin restreint ses exportations, de nombreuses industries se retrouvent sous pression.
Rubio pilote une coordination avec les alliés face à Pékin
Marco Rubio, secrétaire d’État américain, reçoit ces responsables ainsi que d’autres pays alliés afin de dessiner une coordination pragmatique visant à réduire la dépendance au quasi-monopole asiatique.
L’idée avancée est de limiter la concurrence entre alliés sur les mêmes gisements, comme ceux situés en Australie, et de mieux coordonner les efforts. Un responsable de la Commission européenne résume l’enjeu :
« Avec les États-Unis, nous devons veiller à ne pas nous faire concurrence pour obtenir les mêmes ressources et, lorsque nous travaillons sur les mêmes projets, trouver des moyens de nous compléter mutuellement. »
Bruxelles face à l’urgence des approvisionnements
Bruxelles a tenté de réagir il y a deux ans en adoptant une loi sur la sécurisation des approvisionnements, et en signant des accords avec le Japon, l’Australie et le Canada. Mais ces mesures restent jugées insuffisantes face à l’urgence, l’Union européenne demeurant exposée aux restrictions chinoises. Les États-Unis, sous Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio, multiplient de leur côté les accords bilatéraux pour contourner la domination chinoise.
Face à la concurrence pour l’accès aux gisements, certains responsables européens et américains défendent l’idée d’une coopération accrue afin de coordonner leurs stratégies d’approvisionnement et de sécuriser certaines chaînes industrielles jugées critiques.
Une déclaration commune est évoquée comme première étape, avant un éventuel accord formel. Selon ses promoteurs, cette approche permettrait de diversifier les sources d’approvisionnement, de contenir certaines pressions économiques et de réduire la dépendance aux importations chinoises.
IMPORTANT - À lire
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