Donald Trump retire les États-Unis de 66 organisations internationales et fracture l’architecture climatique onusienne

Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après frappes américaines à Caracas et La Guaira Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro après frappes américaines à Caracas et La Guaira

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Donald Trump a signé un décret pour que les États-Unis quittent la CCNUCC et 65 autres organisations internationales, priorités aux intérêts américains au détriment des engagements climatiques mondiaux.
  • Il justifie ce retrait en arguant que ces accords entravent l’accès à l’énergie abordable et menacent les emplois et la croissance économique, libérant ainsi le pays des élites globalistes et de l’inflation galopante.
  • L’ONU et ses alliés, comme l’Europe et la Chine, expriment des inquiétudes majeures, qualifiant cette décision de « colossal but contre son camp » pour l’action climatique globale.
  • Cette mesure prolonge la politique souverainiste de Trump depuis 2017, éveillant des débats sur la légalité constitutionnelle d’une sortie unilatérale d’accords internationaux.

Ce mercredi, Donald Trump a signé un texte tranchant : les États-Unis quittent 66 organisations internationales. Parmi elles, la CCNUCC, ce traité né en 1992 au Sommet de la Terre à Rio, pilier des agendas climatiques mondiaux.

Trump justifie ce coup de barre par « les intérêts américains d’abord ». Fini les contraintes qui plombent l’énergie abordable, les emplois et la croissance. En rompant ces liens, il dit libérer le pays de la tutelle d’élites globalistes, tout en affirmant protéger les contribuables contre l’inflation galopante et la désindustrialisation verte.

L’ONU crie au scandale, Trump revendique la souveraineté

Du côté de l’ONU et de ses alliés européens et chinois, les réactions pleuvent. Simon Stiell, le patron de la branche climat onusienne, a qualifié ce désengagement de « colossal but contre son camp », tout en regrettant une mesure qui « laissera les États-Unis moins sûrs et moins prospères », même si « les portes restent ouvertes ».

« La décision prise par la première économie mondiale et le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre de se retirer de cette convention est regrettable et malheureuse », a déploré un commissaire européen.

Un analyste chinois renchérit, voyant là « un coup majeur pour l’action climatique mondiale, fracturant le consensus durement gagné et posant le plus grand défi aux efforts climatiques depuis l’adoption de l’accord de Paris ». À Washington, la lecture est radicalement inverse.

Trump tranche net : les États-Unis ne se laisseront plus ligoter par des engagements internationaux qui plombent l’énergie bon marché, les emplois et la croissance réelle.

De Rio à la rupture : une cohérence de mandat

Cette décision prolonge la ligne souverainiste de Trump, tracée dès 2017. Lors de son premier passage à la Maison-Blanche, il avait déjà claqué la porte de l’Accord de Paris, tout en gardant un pied dans le dispositif climatique via la CCNUCC, pour ne pas tout lâcher d’un coup.

À peine un an après son retour, il boucle le dossier en quittant ces réseaux climatiques internationaux. Trump pousse plus loin en claquant la porte à d’autres organismes : le GIEC, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables et l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Même le Trésor américain dégaine pour quitter le Fonds vert pour le climat, ce guichet qui arrose les pays en développement au frais des contribuables. Ces organismes, nés des mêmes utopies globalistes que la CCNUCC, enchaînaient les Américains à des normes jugées absurdes.

Des avocats pointent ainsi du doigt un piège constitutionnel : la loi américaine exige les deux tiers du Sénat pour ratifier un traité. Une juriste chevronnée avertit :

« C’est illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité qui requiert un vote de deux tiers du Sénat. »

En septembre, devant l’Assemblée générale de l’ONU, Trump a qualifié le réchauffement climatique de « plus grande arnaque de notre histoire » et le charbon de « propre et magnifique ». Ce discours visait plus large : les objectifs de développement durable de l’ONU, qu’il présente comme un cheval de Troie destiné à imposer une idéologie progressiste aux nations souveraines.

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