🔥 Les essentiels de cette actualité
- Macron propose un label anti-fake news pour trier les médias, visant ceux qui profitent de la pub personnalisée.
- L’Arcom et Reporters sans frontières pourraient être impliqués, accusés de chasse aux sorcières contre CNews.
- Opposants dénoncent une tentation autoritaire et comparent le projet à la Pravda et au ministère de la Vérité d’Orwell.
- L’Élysée se défend maladroitement, qualifiant les critiques de fausses informations, suscitant encore plus de réactions.
La guerre est déclarée entre Macron et l’empire Bolloré. Il y a deux semaines, le président a proposé un « label » chargé de trier le bon grain de l’ivraie sur les réseaux sociaux et dans les médias. Un projet qui vise, de manière à peine voilée, ceux « faisant de l’argent avec de la publicité personnalisée ». Pure coïncidence, évidemment.
Ce n’est pas une lubie passagère du locataire de l’Élysée. L’idée avait déjà germé lors des « États généraux de l’information » l’année dernière. Aujourd’hui, le dispositif s’accélère et prend véritablement forme.
D’après Le JDD, l’Arcom pourrait devenir le bras armé de ce futur système de contrôle. Reporters sans frontières serait également impliquée. Cette ONG ne manque jamais une occasion de tirer à boulets rouges sur CNews, accusant régulièrement la chaîne du groupe Bolloré de manquer de neutralité et de pluralisme.
???? Macron veut « labelliser » les médias, une initiative de Reporters sans frontières, officine militante d’extrême gauche qui pratique la chasse aux sorcières idéologique et liberticide contre CNews. Une volonté totalitaire et orwelienne de contrôle de l’information.
Les opposants montent au créneau
La polémique autour d’une potentielle agence d’information d’État a pris une ampleur inédite après les déclarations d’Emmanuel Macron, vendredi 28 novembre dans les Vosges, face aux lecteurs du groupe Ebra.
Pascal Praud a abordé l’affaire ce lundi 1er décembre sur CNews. Dans son édito, il a qualifié cette idée de « tentation autoritaire d’un président mécontent de son traitement médiatique et désireux d’imposer un récit unique ».
L’animateur de L’Heure des Pros a même suggéré un nom pour ce futur appareil : « la Pravda ».
????BIM ! Gros bisous à Emmanuel, Tristan et RSF???? ????CNEWS explose la concurrence hier lundi CNEWS : 4,3% BFMTV : 2,4% (1,9 point d’écart !) LCI : 2,3% FRANCE LFI INFO : 1% Pour le plaisir, l’édito de Pascal Praud qui a créé la panique à l’Elysée hier matin
Quelques jours auparavant, sur la même chaîne, Philippe de Villiers montait déjà au créneau. Le fondateur du Puy du Fou a comparé le projet à une « menace totalitaire », qu’il juge « jamais aussi présente, jamais aussi probable, depuis la peste brune et la peste rouge, qu’avec la macronie finissante ».
Le JDD barrait sa Une du 30 novembre d’un titre sans ambiguïté :
« Vers un contrôle de l’information. »
Le président du RN Jordan Bardella a également dégainé, suivi par Bruno Retailleau des Républicains. Tous deux ont dénoncé un dangereux dérapage macroniste. Même son de cloche du côté de David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, qui s’est élevé contre cette initiative présidentielle.
Le trio d’opposants a unanimement évoqué le sinistre « ministère de la Vérité » décrit par Orwell dans 1984.
La « labellisation des médias » me rappelle le « ministère de la Vérité » qui existe dans le roman 1984 de George Orwell. Nous combattrons ce projet de labellisation à l’Assemblée nationale.
Macron s’emmêle les pinceaux
Ce tsunami de critiques a fini par atteindre l’Élysée, où l’on ne cache plus son irritation. La présidence a d’abord contre-attaqué avec une courte vidéo publiée sur ses réseaux, qualifiant les propos mentionnés plus haut de « fausses informations ».
« Quand parler de lutte contre la désinformation suscite de la désinformation… », peut-on lire sur leur compte X, comme si nul n’avait le droit de remettre en question leurs intentions.
Ils en ont profité pour ressortir une déclaration d’Emmanuel Macron qui sonne particulièrement faux :
« Ce n’est pas l’État qui doit vérifier. Si c’est l’État qui doit vérifier, là ça devient une dictature. Mais il faut faire que les journalistes garantissent à leurs lecteurs que, eux ont vérifié une information avec une déontologie, dont ils sont les garants entre eux. »
Puis, dans la même phrase, il se contredit en proposant une « labellisation » par des « professionnels ». Ces « professionnels » seraient-ils autre chose que des chiens de garde au service du pouvoir ?
Pravda ? Ministère de la vérité ? Quand parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation…
Un projet démoli par les réactions
Jordan Bardella n’a pas mâché ses mots :
« Que le compte officiel de l’Élysée s’attaque à un média privé en dit long sur la dérive de la présidence macroniste, et sur le détournement des institutions. »
Sarah Knafo de Reconquête a comparé Macron à Staline :
« Les idées sont plus dangereuses que les fusils. Nous ne laissons pas nos opposants avoir des fusils. Au nom de quoi devrions-nous les laisser avoir des idées ? »
Bruno Retailleau a usé de son ironie mordante :
« Rassurez-moi : ce tweet de l’Élysée a bien été labellisé ? »
Éric Ciotti a dénoncé une « dérive illibérale », la comparant aux « pratiques de régimes autoritaires étrangers à la liberté française ».
Dans une lettre adressée lundi au président, le candidat à la mairie de Nice lui demande de « renoncer » à ce projet qu’il qualifie de dangereux.
David Lisnard enfonce le clou :
« Les arguments produits pour dénoncer le risque d’un tel « label du bon média » proposé par Emmanuel Macron méritent mieux que cette communication stigmatisante et populiste de l’Élysée. À moins que le but ne soit que de remettre une pièce dans la machine pour tenter d’exister et masquer cette fin crépusculaire de mandat. »
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