🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le titre de Dassault Aviation bondit de 7,88% après l’annonce de vente d’équipements militaires à l’Ukraine, Thales progresse aussi.
- L’accord inclut 100 Rafale, des systèmes antimissiles et drones, mais le financement reste flou pour l’Ukraine en guerre.
- Les livraisons s’étaleront sur dix ans, avec les premiers drones et bombes guidées arrivant dans trois ans.
Aussitôt l’annonce tombée sur « la déclaration d’intention qui porte sur la coopération relative à l’acquisition par l’Ukraine d’équipements de défense français », la Bourse n’a pas tardé à réagir. Le titre de Dassault Aviation a bondi en quelques minutes seulement.
Cette réaction des marchés était prévisible. On constate une fois de plus que, pendant que le contribuable français se serre la ceinture, les grands groupes d’armement, eux, se frottent les mains. L’accord, présenté simplement comme une coopération relative, masque à peine les motivations économiques derrière ces transactions.
Mais qui paiera réellement la facture ? L’Ukraine, déjà ruinée par le conflit, n’a certainement pas les moyens de s’offrir des avions de chasse et autres équipements sophistiqués sans l’aide massive des pays occidentaux.
Les marchés financiers réagissent à l’accord franco-ukrainien
L’envolée boursière de Dassault Aviation ne s’est pas fait attendre. Après la signature du contrat franco-ukrainien ce lundi 17 novembre, les actions du géant aéronautique tricolore ont bondi de plus de 5 % en quelques minutes à peine. Rien d’étonnant pour les observateurs des marchés, puisque c’est bien Dassault qui fabrique les avions de combat Rafale promis à Kiev, ces mêmes appareils conçus initialement pour équiper la Marine et l’Armée de l’air françaises.
La scène s’est déroulée ce matin sur le tarmac de la base aérienne de Villacoublay. Macron et Zelensky, tout sourire devant les caméras, ont paraphé l’accord que beaucoup attendaient. Les investisseurs, eux, n’ont pas perdu une seconde pour se positionner sur le titre Dassault.
Ces fameux Rafale, fleurons de l’industrie militaire, équipent déjà la Marine nationale et l’Armée de l’air. Mais voilà qu’ils s’apprêtent à prendre le chemin de l’Est, dans un contexte où les finances publiques craquent de toutes parts. L’Ukraine vient donc rejoindre la liste des clients internationaux du groupe français, au grand bonheur des actionnaires.

Un chèque (presque) en blanc pour l’Ukraine : Rafale et matériel militaire
À 13h30, l’action Dassault s’envolait de 7,88 % d’après les chiffres d’Euronext Paris en temps réel. Un bond spectaculaire, mais qui n’est pas isolé dans le paysage industriel français. Thales, autre poids lourd tricolore de la défense et de l’électronique, voyait aussi sa cotation progresser de 2,42 % au même moment.
L’Élysée a dévoilé hier les détails d’un accord qui pourrait voir l’Ukraine acheter « de l’ordre de 100 Rafale, avec leurs armements associés ». Bel exemple d’industrie nationale… financée par qui, au juste ?
Paris prévoit aussi de fournir le système antimissile SAMP/T de nouvelle génération « en cours de développement » et plusieurs systèmes radar. Le fameux « Mamba », comme on l’appelle dans le jargon militaire, sort des usines d’Eurosam, un consortium qui réunit Thales et le fabricant MBDA.
Cette vente, dont le montant n’a pas été précisé (volontairement ?), représente l’un des plus importants contrats d’armement français de ces dernières années. Reste à savoir comment Kiev financera ces achats alors que son économie est exsangue après deux ans de guerre. Les contribuables européens – et français – risquent encore une fois d’être mis à contribution.
L’Élysée a confirmé que le deal militaire couvre aussi « les nouvelles acquisitions de bombes propulsées (AASM Hammer) », ainsi que des drones.
Le calendrier des livraisons et les retombées économiques
Un long chemin attend l’Ukraine pour s’équiper en matériel militaire français. La collaboration militaire annoncée par Macron semble suivre un calendrier bien étiré. Des « drones intercepteurs et des bombes guidées » arriveront d’ici trois ans, selon les promesses présidentielles faites en conférence de presse.
Quant aux fameux Rafale, l’histoire risque d’être encore plus longue. Zelensky a évoqué l’acquisition de « 100 avions Rafale F4 d’ici 2035 pour l’aviation de combat ukrainienne ». Dix ans d’attente pour un pays supposément en danger imminent ?
Cette estimation rejoint d’ailleurs les propos tenus à l’Élysée en matinée. Le palais présidentiel a parlé d’un horizon « d’une dizaine d’années » pour concrétiser ces contrats d’armement.
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