🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’Espagne rappelle son ambassadrice à Tel-Aviv après des accusations d’antisémitisme israéliennes. Une réponse ferme à la promesse de Sánchez d’agir pour Gaza.
- Madrid prend des mesures concrètes : embargo sur les armes, interdiction de navires et blocage des produits des colonies israéliennes.
- Israël refuse l’entrée à deux ministres espagnols, mais Madrid ne se laisse pas intimider dans sa défense de la paix.
- En France, des manifestations pro-palestiniennes massives montrent un soutien populaire croissant et un fossé avec l’establishment.
- La Vuelta perturbée par des actions pro-palestiniennes, rappelant que le sport n’échappe pas aux tensions géopolitiques.
Les relations entre l’Espagne et Israël se sont fortement tendues le lundi 8 septembre. Le gouvernement israélien a accusé Madrid de mener une « campagne anti-israélienne et antisémite ». Dans la foulée, Tel-Aviv a refusé l’entrée à deux ministres espagnols.
Face à ce camouflet, Madrid a riposté en rappelant son ambassadrice à Tel-Aviv « pour consultations », un terme diplomatique qui traduit un mécontentement profond.
À l’origine de cette escalade, la promesse du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez d’agir pour Gaza, qui a suscité la fureur israélienne. Et contrairement à notre laxiste Macron, le dirigeant socialiste adopte une position ferme face à Tel-Aviv.

L’Espagne passe à l’action contre Israël
« On doit arrêter ce carnage, un point c’est tout », a déclaré lundi Sánchez, avant d’annoncer plusieurs mesures concrètes, dont l’interdiction pour les navires transportant du carburant destiné à l’armée israélienne d’accoster dans les ports espagnols.
Selon le Premier ministre, ces actions marquent une nouvelle étape « pour mettre fin aux violences à Gaza ». Pas de langue de bois ni de formules diplomatiques creuses – juste des décisions concrètes.
Le gouvernement espagnol confirme également la mise en place « immédiate » d’un embargo sur les ventes d’armes à Israël, appliqué officieusement depuis octobre 2023 et qui sera désormais inscrit dans la loi.
Madrid prévoit en outre de bloquer l’entrée sur son territoire des personnes impliquées dans ce que certains qualifient de violences contre les civils à Gaza. Les produits fabriqués dans les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ne pourront plus être importés en Espagne, et les services consulaires pour les colons israéliens seront drastiquement réduits.
Sánchez a souligné :
« Nous savons que ces mesures n’arrêteront pas l’invasion ni les massacres de civils, mais nous espérons qu’elles mettront davantage de pression sur le gouvernement de Nétanyahou. »
Israël refuse l’entrée à deux ministres espagnols
En réponse, le gouvernement israélien a interdit l’entrée sur son territoire à deux ministres espagnols. Yolanda Díaz, vice-présidente et ministre du Travail, ainsi que Sira Rego, ministre de la Jeunesse, se sont vues refuser l’accès au pays.
Une décision qui n’a pas impressionné Díaz :
« C’est une fierté qu’un État qui mène des actions militaires à Gaza nous interdise l’entrée de son territoire. »
« Le gouvernement espagnol ne se laissera pas intimider dans sa défense de la paix, du droit international et des droits humains », a ajouté le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué.
Vives manifestations pro-palestiniennes en France
Au cœur de l’Hexagone, la cause palestinienne déchaîne les passions. Depuis l’éclatement du conflit à Gaza, les rues françaises se remplissent de manifestants venus exprimer leur soutien au peuple palestinien.
La France, terre d’engagement politique, voit son aile gauche particulièrement mobilisée. De Paris à Marseille, des cortèges imposants défilent chaque semaine, drapeaux palestiniens au vent.
Les organisations d’extrême gauche, fidèles à leur tradition internationaliste, constituent l’avant-garde de ces rassemblements. Leurs militants, habitués des luttes anticoloniales, trouvent dans ce conflit un écho à leurs combats historiques.
Ce soutien populaire à la Palestine s’inscrit dans une longue tradition française de solidarité avec les peuples opprimés – même si certains dénoncent l’hypocrisie des élites quand il s’agit de condamner d’autres conflits meurtriers.
Ces manifestations témoignent d’un fossé grandissant entre le peuple et l’establishment médiatico-politique français, souvent perçu comme trop complaisant envers Israël. Un décalage qui rappelle d’autres sujets où les Français se sentent trahis par ceux censés les représenter.
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