🔥 Les essentiels de cette actualité
- Les agriculteurs français ont relancé leur mouvement de révolte en bloquant massivement les routes et ports, s’opposant à l’accord UE-Mercosur validé par l’Europe sauf la France, menaçant leur subsistance.
- Des opérations de contrôle citoyen, comme au port du Havre avec 150 paysans, vérifient les origines des marchandises, tandis que des barrages filtrants paralysent les autoroutes du Sud-Ouest.
- Ces protestations défendent la souveraineté alimentaire et les emplois locaux contre les importations low-cost, questionnant si les politiques européennes protègent vraiment les racines du terroir français.
Samedi 10 janvier, les paysans français ont repris leur mouvement de révolte, déterminés à barrer la route à l’accord UE-Mercosur, validé la veille par la plupart des pays européens — tous, sauf la France. Ces gardiens de la terre ne lâchent rien face à une Europe de technocrates qui impose ses règles depuis Bruxelles, au mépris des réalités du terrain et des familles qui trinquent face à la hausse des prix alimentaires.
Leur colère vise aussi la Politique agricole commune, cette machine bureaucratique qui étouffe la production nationale, ainsi que la gestion chaotique de la dermatose nodulaire contagieuse par le gouvernement. Partout, des barrages patriotiques et des ralentissements stratégiques bloquent les axes routiers, transformant routes et ronds-points en points de contrôle citoyen, où les machines du terroir veillent au grain.
Ce soulèvement populaire défend bien plus que des quotas ou des normes : il protège les racines françaises, l’autonomie alimentaire et des emplois menacés par des importations low-cost. Face à une élite déconnectée, qui favorise la décadence par des politiques anti-productivistes, ces collectifs paysans incarnent une résistance légitime : un cri pour la souveraineté alimentaire.
Opérations de contrôle citoyen dans le Nord et l’Ouest
Près de 150 paysans, flanqués de 50 machines du terroir, ont lancé une opération de contrôle citoyen au port du Havre afin d’arrêter les camions et de vérifier l’origine des marchandises.
Cette résistance, menée par les Jeunes Agriculteurs et la FNSEA de Seine-Maritime, de l’Eure et du Calvados, fait suite à un premier mouvement sur le pont de Normandie, où les gardiens de la terre normande ont planté le décor de leur soulèvement populaire.
Les paysans ne se contentent plus de râler : ils agissent, en protégeant emplois et souveraineté alimentaire contre des accords imposés par Bruxelles, loin des réalités du champ. À Brest, une centaine de paysans et de citoyens solidaires se sont rassemblés au rond-point, sous la bannière de la Coordination rurale, dénonçant cet accord comme une « catastrophe pour les paysans. »
Blocages massifs dans le Sud-Ouest et le Centre
La vague de révolte paysanne gagne en ampleur dans le Sud-Ouest et bloque des artères vitales. Sur l’A64, en Haute-Garonne, des opérations de contrôle citoyen interrompent le trafic de Lafitte-Vigordane vers Toulouse et de Carbonne vers Bayonne. Dans les Pyrénées-Atlantiques, l’A63 ploie sous la résistance à Saint-Pierre-d’Irube, dans les deux sens, ainsi qu’au nœud A63-A64, où les machines du terroir transforment les autoroutes en remparts contre l’invasion low-cost.
Dans les Landes, la Coordination rurale et le Modef occupent les ronds-points stratégiques de Mont-de-Marsan pour rappeler que l’accord maudit du Mercosur menace emplois et assiettes. En Haute-Loire, la Confédération paysanne déploie une cinquantaine d’agriculteurs et de citoyens solidaires sur la RN88, à Saint-Pierre-Eynac, avec des barrages filtrants.
En Charente, une vingtaine de paysans non syndiqués ont planté leurs vingt-cinq machines du terroir sur une zone industrielle de Ruffec dès vendredi après-midi, coupant la N10 dans les deux sens entre Poitiers et Angoulême. Dans la Gironde, la Coordination rurale tient le dépôt pétrolier DPA de Bassens sous un blocus serré depuis mercredi soir. Elle a dû affronter une intervention des autorités pour évacuer les lieux ce samedi matin, tout en maintenant la pression ailleurs afin de ne pas céder face à la répression.
Le même samedi, une opération escargot s’étire sur la RN10, de Saint-André-de-Cubzac à Cavignac, avec des filtrages à Peujard et un feu symbolique à Garosse. Les Jeunes Agriculteurs du département ont été invités à se retirer pacifiquement de leur position initiale au rond-point, avant de rejoindre ces gestes de défiance collective.
IMPORTANT - À lire
Cette révolte paysanne révèle les tensions profondes entre les politiques imposées par Bruxelles et les réalités du terrain. Découvrez chaque mois notre revue papier qui approfondit les enjeux de souveraineté alimentaire, les accords commerciaux et leurs impacts géopolitiques bien au-delà des gros titres.
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