Vaccination obligatoire contre la grippe : l’Assemblée impose le vaccin en Ehpad

Le centre de santé des étudiants de Pont-de-Bois organise une action de vaccination gratuite contre les infections sexuellement transmissibles Le centre de santé des étudiants de Pont-de-Bois organise une action de vaccination gratuite contre les infections sexuellement transmissibles

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Les députés rétablissent l’obligation vaccinale contre la grippe en Ehpad, malgré l’opposition du Sénat. Un tournant pour la santé des résidents et des soignants.
  • La députée Sandrine Runel défend cette mesure pour protéger les personnes âgées vulnérables. Une décision qui pourrait changer la donne dans les maisons de retraite.
  • Le gouvernement vise à augmenter les taux de vaccination et à prévenir les épidémies. Une stratégie controversée qui suscite de vifs débats.

L’obligation vaccinale contre la grippe revient en force en Ehpad. Les députés ont balayé la décision du Sénat en rétablissant l’article 20 du budget de la Sécurité sociale, ce vendredi 5 décembre.

« Pour une personne âgée vulnérable, attraper la grippe n’est pas anodin. » C’est avec ces mots que la députée socialiste Sandrine Runel a défendu son amendement dans l’hémicycle.

Le texte vise non seulement les résidents d’Ehpad, mais aussi certains soignants.

« Si l’obligation vaccinale pour les personnels de santé est une première étape essentielle à l’augmentation de la couverture, la vaccination des résidents en Ehpad l’est également, afin que ces lieux de vie et de soins soient préservés de ces épidémies », a ajouté Mme Runel.

Horizons et Ensemble pour la République ont également déposé des amendements pour imposer la vaccination contre la grippe dans les Ehpad. La députée Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons) a ressorti l’argument habituel :

« Les résidents d’Ehpad sont en majorité dépendants, âgés, exposés aux complications graves de la grippe. »

Elle a ajouté que cette obligation contribuerait à « réduire les risques de transmission et à éviter des vagues d’épidémie ».

Le vrai but de la manœuvre révélé

Face aux amendements sur la vaccination en maisons de retraite, le rapporteur Thibault Bazin a joué la carte de la neutralité. « Dans l’immense majorité des cas, les personnes en Ehpad sont vaccinées, et tant mieux. (…) Pour moi, le sujet est traité dans les faits », a-t-il lâché sans grand enthousiasme.

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a aussitôt confirmé ses propos en avançant un chiffre de 83 % de résidents vaccinés. Elle a ensuite dévoilé le vrai but de la manœuvre :

« Cet article permettra d’amener les établissements qui ont des taux plus faibles à un niveau plus élevé, et de protéger davantage de personnes, dès que la Haute Autorité de santé aura confirmé l’intérêt scientifique. »

Le Rassemblement National n’a pas tardé à réagir. Par la voix du député Christophe Bentz, le parti a défendu « le principe du respect de la liberté vaccinale », un concept qui semble étranger au gouvernement actuel.

Son collègue Frédéric Falcon (RN) a frappé encore plus fort, posant la question que beaucoup de Français se posent :

« Qu’est-ce que vous allez faire de tous ces patients non vaccinés ? (…) Vous allez les mettre à la porte, à 80 ans ? »

Ségolène Amiot, députée La France insoumise, n’a pas mâché ses mots lors du débat. « Est-ce que nous ne nous faisons pas plaisir, finalement, puisque la couverture vaccinale des résidents est déjà excellente ? Cet article est-il vraiment nécessaire ? », a-t-elle lancé, le ton empreint d’agacement.

L’obligation vaccinale s’élargit

Les députés ont également voté massivement (121 voix contre 53) un amendement ouvrant la voie à une nouvelle extension de l’obligation vaccinale. Nicole Dubré-Chirat, députée du groupe Ensemble pour la République, a porté ce texte qui impose désormais à tous les personnels — pas seulement les soignants — travaillant dans les mêmes locaux que des médecins libéraux de se faire vacciner contre la grippe.

Bien sûr, ils ont pris soin d’ajouter une condition : la Haute Autorité de santé devra donner son feu vert. Mais qui peut encore croire que cette institution, si souvent alignée sur les intérêts pharmaceutiques, pourrait s’y opposer ?

Face aux critiques, la ministre Stéphanie Rist a réagi avec fermeté. « Il y a beaucoup de soignants qui ne comprennent pas que nous ayons la main molle sur ce sujet », a-t-elle lancé avec cette assurance typique des responsables politiques déconnectés du terrain.

« Au contraire, nous devons assumer les bienfaits du vaccin. Nous devons être en responsabilité, sinon nous nous laissons déborder par la désinformation », a-t-elle répliqué, comme si le simple fait de questionner une politique sanitaire relevait automatiquement de la « désinformation ».

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