🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le 5 octobre à 19h, Xavier Moreau interviewe Alexandre Douguine, philosophe russe influent, sur Géopolitique Profonde.
- Douguine défend un ordre mondial multipolaire et une Europe souveraine alliée à la Russie.
- Il oppose la Russie, pôle de l’Être enraciné dans la Tradition, à l’Occident, machine du non-être.
- Découvrez son parcours intellectuel et sa vision stratégique qui lie métaphysique, culture et géopolitique.
Le 5 octobre à 19h, Xavier Moreau reçoit Alexandre Douguine pour un entretien exclusif, sur Géopolitique Profonde.
Alexandre Douguine est un philosophe et stratège russe, considéré comme l’un des penseurs géopolitiques les plus influents de la Russie contemporaine. Théoricien du néo-eurasisme, il rejette le modèle libéral occidental et défend un ordre mondial multipolaire fondé sur des blocs civilisationnels autonomes. Alexandre Douguine plaide pour une Europe continentale souveraine, alliée à la Russie, face à l’hégémonie atlantiste.
Front de civilisation
La scène mondiale s’organise autour d’un choc frontal : d’un côté, l’axe du progrès sans racines, machine froide du « non-être » qui nivelle, déracine et marchandise tout ; de l’autre, la Russie, pôle vivant de l’Être, enracinée dans la Tradition, engagée dans un combat total — militaire, culturel, spirituel. Ici, pas de faux débats : c’est Bien contre mal, ordre contre chaos, fidélité contre dissolution. Cette bataille ne se réduit pas aux lignes de front ; elle traverse les écoles, les arts, le droit, la mémoire.
L’Europe institutionnelle a choisi l’escalade et la censure ; les peuples exigent souveraineté, paix juste, continuité historique. La Russie assume une mission : protéger, restaurer, transmettre. Ce texte pose la grille de lecture : sortir de la propagande, retrouver la verticalité, reconnaître le réel. Le reste découle : la Tradition commande, la stratégie suit, la victoire appartient aux enracinés.
Alexandre Douguine expose une architecture philosophique solide qui pulvérise les slogans creux et les récits standardisés. Il définit la Russie comme pôle d’« être » enraciné dans la Tradition, opposé à un Occident réduit à la machine du « non-être » : expansion sans limite, déracinement, guerre permanente. L’échange conduit le spectateur à une conclusion claire : on sort du bavardage médiatique pour entrer dans l’ossature d’une pensée.
Douguine déroule un fil stratégique précis, qui va des catégories métaphysiques aux opérations militaires, de l’orthodoxie à la géopolitique concrète. L’entretien tranche, tranche encore, et impose une grille de lecture sans échappatoire confortable. Le temps des demi-mesures a expiré ; place à la clarté, à la verticalité, à l’ordre.
Cet entretien fixe le cadre d’un choix historique. L’OTAN écrase les peuples par la propagande, les sanctions et la guerre par procuration. La Russie répond sur deux fronts : l’armée et l’esprit. Douguine affirme la mission impériale russe, non au sens colonial, mais comme vocation de protection des peuples et de restauration du sens. L’Europe officielle a basculé dans la servilité stratégique ; elle impose la peur, la censure, la délation. Face à cela, la Russie maintient l’axe de la fidélité, de la continuité, de la paix juste. L’entretien ne contourne rien : il assume le heurt de deux visions du monde inconciliables.
Parcours et influences
Alexandre Douguine retrace un itinéraire intellectuel dense, ordonné, sans compromis. De René Guénon et Julius Evola, il retient la Tradition primordiale, la hiérarchie des niveaux de réalité, la primauté du sacré. De Hegel, il saisit la dialectique comme dynamique de l’Histoire. De Friedrich Nietzsche, il assume l’exigence d’une transvaluation qui restaure la grandeur et récuse la décadence. De Martin Heidegger, il reprend la question de l’Être, le dévoilement et l’enracinement comme tâche première.
Ce faisceau nourrit une pensée russe, orthodoxe, eurasienne, qui refuse l’exportation du nihilisme occidental. Douguine ne compile pas ; il articule, ordonne, unifie. Le résultat s’incarne dans une vision stratégique qui lie métaphysique, culture, géopolitique et puissance. Cette cohérence explique sa force de frappe intellectuelle et sa pertinence opérationnelle.
Ce parcours ne s’arrête pas aux bibliothèques. Il s’adosse à la réalité de la Russie et à sa verticalité politique. L’orthodoxie donne l’axe, l’histoire impériale offre la profondeur, la géographie eurasienne impose l’échelle. Douguine replace Vladimir Poutine dans cette trajectoire : restauration de l’État, retour de la puissance, refus de l’humiliation programmée par l’Occident.
Son eurasisme n’est pas un slogan ; c’est une doctrine de civilisation, avec ses principes : multipolarité, souveraineté, symphonie des cultures, refus du nivellement marchand. La pensée rejoint l’action : défense des frontières, protection des populations, consolidation des alliances. Face au cosmopolitisme obligatoire, Douguine érige la fidélité, l’enracinement, la continuité. Son œuvre fonctionne comme une charpente : elle porte, ordonne, protège.
Guerre des idées et choix de civilisation
La guerre en Ukraine expose la fracture fondamentale entre deux mondes. L’OTAN conduit une stratégie d’encerclement et d’escalade, impose ses dogmes, instrumentalise la finance et l’information, sacrifiant l’Europe sur l’autel des intérêts anglo-saxons. La Russie prend acte et répond avec calme stratégique et détermination.
Douguine nomme l’adversaire : le monstre occidental technocratique, producteur de chaos, de propagande et de marchandises sans âme. En face, la Russie porte l’« être », c’est-à-dire la fidélité à la vérité, au sacré, à l’ordre. L’affrontement dépasse le terrain militaire ; il engage l’école, la culture, le droit, la morale. Le camp occidental déracine ; le camp russe restaure. La boussole est nette : Bien contre mal, sens contre vide, traditions vivantes contre simulacres.
Ce choix oblige chacun. L’Europe officielle a déjà choisi la guerre, l’austérité, l’alignement, la censure. Les peuples, eux, réclament la paix, la souveraineté, l’énergie bon marché, la sécurité, la dignité. Douguine affirme que « la Russie se bat pour sauver la véritable Europe », celle des clochers, des universités, des patries charnelles, des arts qui élèvent.
L’entretien montre la voie : rompre la servitude, refuser l’hystérie, reconstruire l’autonomie. Trois leviers s’imposent dans cette perspective — politique, culturelle, spirituelle — agissant de concert pour défaire l’ingénierie du consentement. La Russie tient, parce qu’elle sait qui elle est. L’OTAN vacille, parce qu’elle ne poursuit que la fuite en avant. Le réel finit toujours par trancher ; il tranche en faveur de la souveraineté.
IMPORTANT - À lire
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