Le 23 octobre à 12h30, Aram Mardirossian est l’invité de Nicolas Stoquer, en direct sur la chaîne YouTube de Géopolitique Profonde !
Aram Mardirossian, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, est un historien et juriste franco-arménien. Il est reconnu pour ses travaux sur le génocide arménien et la protection des chrétiens d’Orient. En tant que défenseur des droits de l’homme, il critique la négligence de l’État laïque français envers la christianophobie croissante. Son engagement s’étend à la défense du patrimoine religieux et des croyances chrétiennes, notamment face aux crimes haineux et aux profanations.
La Trêve de Dieu : l’intervention de l’église contre la violence féodale
Aux 10ème et 11ème siècles, la France féodale est marquée par une violence omniprésente, dominée par des seigneurs locaux qui imposent leur loi par la force de leurs armes. Pillages, raids, et guerres privées sont le quotidien des populations qui vivent sous la menace constante de ces conflits. Refusant de laisser cette brutalité devenir une norme, l’Église intervient avec une détermination claire en instaurant la Trêve de Dieu. Cette mesure impose des périodes spécifiques où toute forme de combat est interdite, permettant ainsi de freiner la violence incontrôlée.
L’objectif premier de la Trêve de Dieu est de réduire les violences, notamment envers les civils, et d’offrir aux populations une protection temporaire face aux excès des seigneurs. Cette initiative, bien que temporaire, apporte un soulagement considérable aux femmes, enfants et paysans, victimes principales des guerres féodales. La Trêve de Dieu permet ainsi à l’Église et à la monarchie capétienne de reprendre la main sur une société désordonnée, en imposant une forme d’autorité morale sur les seigneurs locaux.
La paix de Dieu : un bouclier pour les populations
En parallèle à la Trêve de Dieu, l’Église met en place une mesure plus durable : la Paix de Dieu. Contrairement à la Trêve, qui impose des périodes de cessez-le-feu, la Paix de Dieu vise à protéger durablement certaines catégories de personnes des violences seigneuriales. Clercs, marchands, et paysans – éléments clés du fonctionnement économique et spirituel – sont désormais placés sous la protection de l’Église. Cela signifie qu’ils ne peuvent être attaqués, quelles que soient les circonstances, renforçant ainsi leur rôle central dans la société.
La Paix de Dieu ne se contente pas d’offrir un répit temporaire : elle constitue une véritable moralisation de la guerre. En établissant des principes clairs qui encadrent les conflits, l’Église impose une nouvelle éthique, où la guerre n’est plus une excuse pour tous les excès. Les seigneurs sont appelés à respecter des limites claires, et la guerre elle-même est soumise à des principes justes et humains. Cette pacification progressive permet à l’Église de jouer un rôle central dans la civilisation de la société féodale, tout en consolidant ses alliances avec la monarchie capétienne.
Le christianisme face aux conflits religieux
Si la chrétienté a su imposer la paix à l’intérieur de ses propres territoires, son influence a également dépassé les frontières de la France. À l’international, le génie du christianisme s’est affirmé comme un facteur de stabilisation dans des contextes de conflits religieux, notamment en Terre Sainte. Alors que les autres religions présentes dans cette région étaient marquées par une logique de vengeance sans fin, la vision chrétienne prônait une pacification durable.
À travers cette approche, la chrétienté s’est distinguée des cycles de violence perpétuels qui caractérisaient ces conflits, offrant un modèle de résolution pacifique des tensions. Aujourd’hui, les racines de ces conflits sont encore visibles dans des régions comme le Proche-Orient, où les luttes religieuses et territoriales continuent de raviver les scènes de barbarie.
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La vision de M. Mardirossian est partielle et partiale. Au cours de l’histoire, les catholiques se sont toujours signalés par leur étroitesse d’esprit et leur surdité. Par exemple (entre autres crimes), lorsque le pape Grégoire XIII apprit le massacre de la Saint-Barthélemy (dans la nuit du 23 au 24 août 1572 l’élite catholique et le peuple catholique de Paris massacrèrent entre 2000 et 4000 protestants) il fit célébrer un Te Deum ! Quant au roi d’Espagne, le très catholique Philippe II, il sourit, ce qui lui arrivait très rarement.
Pour parler de la civilisation judéo-chrétienne (qui n’est pas un mythe contrairement à ce qu’affirment certains droitards incultes et endoctrinés), il est indispensable de connaître l’hébreu. Je doute que M. Mardirossian connaisse cette langue sacrée, contrairement à Annick de Souzenelle (1922-2024), anthropologue spirituelle auteur d’une vingtaine d’essais. On peut également visionner des entretiens de cette importante figure de la spiritualité sur YouTube. Annick de Souzenelle a notamment constaté que les traductions de l’Ancien Testament sont truffées de contresens.
« Qu’est-ce que l’Homme pour que tu fasses œuvre mâle en lui ? »
rappelai-je plus haut. N’oublions cependant pas que le nom de l’Homme employé par le psalmiste dans ce verset n’est pas Adam mais Enosh, l’Homme « faible », voire « malade ». Ceci veut dire que Dieu ne se fait Époux que pour l’être qui se fait exilé, faible, inaccompli et qui, commençant à se retourner vers Lui, traverse ses eaux d’en bas et travaille sa Adamah. Les eaux d’en haut pleuvent sur celui-là, Dai, autant qu’il le peut supporter ; elles sont spermatiques, fécondantes, mais aussi nourricières. L’Homme totalement inconscient, qui se croit puissant et qui n’appelle pas de son désir d’épouse le Tout-Puissant, est visité du Phrat qui ne distribue que la nourriture indispensable à la vie animale.
La puissance divine est une et s’exerce amoureusement envers l’Homme en fonction de ce que ce dernier peut en recevoir, selon deux modes : l’un relevant du Père nourricier, l’autre de l’Époux.
En image, au niveau du Créé, l’Homme exerce sa puissance mâle à l’intérieur de lui envers son ‘Ishah ; et, à l’extérieur de lui, l’homme l’exerce envers la femme, mais dans la seule relation amoureuse authentique qui n’implique aucune domination de l’un sur l’autre.
Lorsqu’il travaille à l’intérieur de lui, l’Homme rejoint les normes ontologiques et obéit à l’ordre divin de la Genèse :
« Assujettis le sec et domine sur les poissons de la mer, sur l’oiseau des cieux et sur tout vivant qui rampe sur le sec »,
verset immédiatement suivi de ce qui sera alors donné à Adam pour faire ce travail car, lui sera-t-il dit au chapitre suivant :
« Mangeant, tu dois manger, car mutant, tu dois muter. »
Épouser ‘Ishah est, pour tout Adam, pénétrer chacune des « tuniques de peau » de ses troupeaux de l’âme et en intégrer la force, afin de la retourner en lumière. Par cette œuvre d’amour, l’Homme qui a conquis son cosmos au-dedans de lui fait l’expérience de se trouver maître des éléments homologues du cosmos extérieur. Saint François d’Assise ne vivait-il pas en bonne et amicale intelligence avec un loup ? Certes, il avait dû dominer le loup dévoreur de son intériorité ! Et cet autre loup que fut Ésaü pour son frère ne fut-il pas vaincu dans le combat de Jaqob avec le monstre dont nous avons parlé plus haut ?
Dans tous les cas, la force féminine acquise dans le chemin des profondeurs devient puissance mâle de pénétration amoureuse pour aller toujours plus loin en soi. L’Épée du Saint Nom ainsi forgée dans la matrice de feu est celle de la juste guerre, celle du vrai Jihad pour les musulmans. Lorsqu’elle n’est pas travaillée dans ce sens, sa puissance se retourne en arme de mort au-dehors ; elle est la langue perverse capable de tuer, le sexe dévoyé et alors destructeur, ou l’arme meurtrière. Il n’y a pas de moyen terme : le Christ, Verbe-Épée, l’affirme :
« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi »
et c’est elle, cette Épée de Vie, exigeante, dérangeante, qu’Il est venu donner au monde :
« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’Épée. »
Celui qui ne la saisit pas par le pommeau divin (le Yod), celui-là, confondu avec le collectif, se fait complice de Qaïn. Mais celui qui la saisit, qu’il soit homme ou femme, participe de la puissance mâle, divine, et accomplit le Créé.
Cette œuvre mâle exercée à l’extérieur s’inscrit dans le temps de l’exil ; elle est ombre portée de l’archétype mais n’est pas pour autant, en soi, coupée de lui. L’homme en est le maître d’œuvre dans sa relation amoureuse à la femme et dans la sécurité qu’il apporte aux siens en les nourrissant de son amour et de son travail.
Comme en Dieu Un, l’Éros, qui est de source divine, est un en l’homme pour distribuer sa puissance dans le concert des différentes partitions de sa vie. Mais l’éros dévoyé de la situation d’exil, donné au Satan, se choisit des dieux. L’Ennemi dévoreur de poussière, et qui a besoin de cette nourriture adamique, désire l’Homme ; celui qui désire est en état de faiblesse par rapport à l’autre désiré, et pour garder sur l’Homme la puissance, le Satan se fait désirer de lui. Il se fait désirer de lui à travers mille objets intermédiaires, prometteurs de jouissance, de possession et de puissance, puisque telles sont les trois composantes ontologiques du Saint Nom que le monstre a récupérées en sa faveur.
Le Dieu Économie, par exemple, a son autel et ses dévots au cœur de notre vie sociale et politique ; il ne partage son trône qu’avec son dauphin, le dieu Technique, et ces dieux, dirait Nicolas Berdiaeff, « réclament de l’Homme qu’il adopte leur image et leur ressemblance. » Nos grandes écoles s’y emploient rondement, nous l’avons vu, et nos malheureux jeunes gens, conditionnés par elles, ne résistent pas à l’ivresse du sentiment de puissance qu’apportent ces dieux alors que, subtilement, ce sont ceux-là qui les asservissent. Économie et Technique devraient avoir leur place et leur valeur dans notre vie, mais en tant que subordonnées à l’Esprit. Or c’est le contraire qui se joue. Et nous retrouvons là une fois de plus le total anéantissement du juste rapport qui devrait unir nos deux hémisphères cérébraux.
Lorsque ces dieux de l’Avoir règnent, ils créent la peur et tuent. Nous en vivons de nombreux exemples. Ne sommes-nous pas nourris de produits alimentaires dont on sait depuis longtemps qu’ils sont meurtriers mais que les exigences financières continuent de répandre sur les marchés ? N’actionne-t-on pas l’arme du meurtre jusque dans les mains de nos enfants nourris journellement de spectacles télévisés ou publicitaires incendiaires ? Ne vivons-nous pas à proximité d’usines dont on sait parfaitement que les émanations multiplient les cancers chez les hommes et les animaux ? Et cette noble dame toujours défaillante qu’est la Sécurité sociale n’enjoint-elle pas aux médecins honnêtes de prescrire davantage de produits pharmaceutiques et d’arrêts du travail ? Les entreprises plus soucieuses du « rendement » que de leurs hommes font que ceux-ci rendent l’âme, et qu’elles-mêmes de ce fait périront !
Arrêtons là cette lugubre litanie. Je ne retiendrai de cette situation où les dieux de l’Avoir sont à l’œuvre que trois aspects asservissants à l’extrême et non moins angoissants pour l’Homme d’aujourd’hui, plus un quatrième qui pose l’espérance la plus grande au cœur de notre génération. »
Extrait de « Le féminin de l’être – Pour en finir avec la côte d’Adam » (1997), essai d’Annick de Souzenelle (1922-2024), anthropologue spirituelle.
Merci pour cette conférence.
Enfin, je ne me sens plus tout seul.
Je savais bien que Dieu ne se laisse par surprendre et qu’il a lui même préparé son armée pour affronter les hordes démoniques qui vont s’abattre sur la France.
Soyez bénis en Jésus-Christ.
Aram que ton épée ne s’éloigne pas du carnage!
—
Il répondit: J’ai déployé mon zèle pour l’Éternel, le Dieu des armées; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie. L’Éternel lui dit: Va, reprends ton chemin par le désert jusqu’à Damas; et quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël pour roi de Syrie. Tu oindras aussi Jéhu, fils de Nimschi, pour roi d’Israël; et tu oindras Élisée, fils de Schaphath, d’Abel-Mehola, pour prophète à ta place. Et il arrivera que celui qui échappera à l’épée de Hazaël, Jéhu le fera mourir; et celui qui échappera à l’épée de Jéhu, Élisée le fera mourir. Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé.
(1 Rois 19:14-18 [FreSegond1910])