Le 24 octobre à 12h30, Marie-Pascale Rémy est l’invité de Nicolas Stoquer, sur Géopolitique Profonde.
Marie-Pascale Rémy est une auteure et conférencière spécialisée dans la connaissance de soi et la spiritualité. Après une expérience de mort imminente en 1989, elle a orienté sa recherche vers l’enseignement de Rudolf Steiner, influençant profondément son parcours. Parmi ses ouvrages notables figure Saint Michel, renaître dans le combat spirituel, qui explore la dimension spirituelle du combat intérieur à travers l’archétype de l’Archange Saint Michel. Elle a également écrit plusieurs ouvrages sur le développement personnel, l’ange gardien et les mythes du féminin.
Hypnose : origines, objectifs et influence cachée
L’hypnose, une pratique ancestrale aux multiples facettes, plonge ses racines dans les temps anciens. Déjà utilisée par les prêtres égyptiens, les yogis indiens et les philosophes grecs, elle visait à modifier l’état de conscience de l’individu pour guérir ou élever l’esprit.
Aujourd’hui, l’hypnose moderne se distingue par son efficacité thérapeutique dans le traitement des douleurs chroniques, de l’anxiété, ou des addictions. Cependant, au-delà des salles de thérapie, cette technique révèle un potentiel insoupçonné : celui de transformer notre perception du réel et de reprogrammer en profondeur nos comportements.
Hypnose inconsciente et hyperconnectivité : une nouvelle forme de manipulation
Dans notre ère numérique, un autre type d’hypnose s’opère de manière invisible. L’explosion des écrans, omniprésents dans notre quotidien, nous plonge dans un état de réceptivité passive, similaire à celui de l’hypnose. Notifications incessantes, publicités ciblées, algorithmes personnalisés… Chaque interaction numérique est pensée pour capter notre attention, exploiter nos émotions, et modeler subtilement nos opinions.
Ce bombardement constant d’informations fragilise notre pensée critique et nous plonge dans une forme d’hypnose collective typique de l’ingénierie sociale. Que ce soit devant un smartphone, une télévision ou un ordinateur, nos esprits sont lentement conditionnés par des flux d’informations répétitifs et insidieux.
Asuras et esprits asuriques : symbolisme spirituel ou réalité moderne ?
Les Asuras, figures mythologiques de la tradition hindoue, représentent des forces sombres cherchant à corrompre l’esprit et à le détourner de son chemin. Aujourd’hui, ces entités spirituelles trouvent un écho frappant dans les puissances invisibles qui règnent sur les technologies modernes. Les Asuras, avec leur soif de pouvoir et leur capacité à manipuler, peuvent être vus comme des symboles des systèmes médiatiques et des plateformes numériques qui cherchent à contrôler les masses. Derrière les écrans, des algorithmes invisibles et des campagnes publicitaires influencent nos choix, renforcent nos croyances et exploitent nos vulnérabilités psychologiques.
Ce parallèle entre l’antique figure des Asuras et le pouvoir moderne des technologies soulève une question inquiétante : sommes-nous encore capables de résister à cette hypnose invisible qui façonne notre perception du monde, ou avons-nous déjà succombé à cette influence subtile mais omniprésente ?
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Nicolas Stoquer a mentionné un ouvrage d’Annick de Souzenelle, anthropologue spirituelle (1922-2024), auteur d’une vingtaine d’essais. Vous pouvez également visionner ses entretiens sur YouTube et visiter son site Web. Voici un extrait d’un de ses essais :
« ‘Ishah (1) de Dieu, l’Homme en est la gloire si lui-même entre dans la gloire de sa propre ‘Ishah alors épousée. Telle est la beauté de l’Homme, ‘Ishah de Dieu ; telle est la beauté de ‘Ishah, féminin de l’Homme ; tel est l’ordre ontologique du Créé qui, tout à coup, est brisé nous dit la Genèse.
Car au milieu de ces animaux (2) qui se dressent devant Adam pour que, de leur puissance dominée et intégrée, il construise son Nom arrive le serpent. Cet adversaire – un des aspects du Satan – connaît aussi le chemin de l’Homme. Jaloux de lui, dit la Tradition, il n’entend pas laisser Adam aller plus loin. Il séduit ‘Ishah ; il séduit tous les animaux : jouissance, vanité, possession, impatience, volonté de puissance (cheval, lion, taureau, onagre, tigre, etc.). Tous se laissent prendre ; Adam, dans son esprit, n’est plus encordé au noyau de son être et ne « garde » pas, comme il en avait reçu l’ordre, son ‘Ishah. ‘Ishah se laisse « épouser » par l’Adversaire devenu l’Ennemi et lui donne tout pouvoir sur elle. Elle prend le fruit qu’il lui tend et qui a toutes les apparences du fruit mûr dans la ressemblance à Dieu ; elle le donne à Adam, il le mange et se croit devenu totalement accompli. Il n’a donc plus de regard pour celle dont la fonction était d’être « cultivée » par lui, épousée de lui et de le faire naître à lui-même jusqu’à son accomplissement total ; il se retrouve avec elle dans l’état de confusion initial, état de confusion avec ses animaux intérieurs qui désormais vivent leur autonomie et jouent à sa place, sans qu’il le soupçonne ! État où il est recouvert de « tuniques de peau » et que nous appelons aujourd’hui l’inconscient.
Totalement identifié à cet état animal, chaviré à l’extérieur de lui-même, Adam arrive dans un monde de ténèbres où tout n’est que cris, hurlements de bêtes sauvages. Lui-même n’est plus qu’animal parmi les animaux de ce monde tragique. Cette jungle ne peut être dominée que par la force extérieure, dans des luttes mortelles. ‘Ishah est remplacée par Ève, la femme extérieure, biologiquement femme qui, avec Adam, renvoie à l’acception purement animale de leur être créé : « Mâle et femelle Elohim crée eux », que j’ai mentionné plus haut. Dans cet ordre rejetés, Adam et Ève sont l’humanité de ce monde, que nous connaissons depuis toujours, faite d’hommes et de femmes qui s’accouplent pour continuer la race, dans un espace-temps tout à fait étranger à celui que décrit l’ordre ontologique. »
(1) L’autre côté d’Adam, la réalité féminine présente en chacun de nous.
(2) Ces animaux sont représentés sur les façades des cathédrales.
Extrait de « Le féminin de l’être – Pour en finir avec la côte d’Adam » (1997), essai d’Annick de Souzenelle (1922-2024), anthropologue spirituelle.