🔥 Les essentiels de cette actualité
- Inflation structurelle étouffe les Français : salaires stagnants face à des prix alimentaires et énergétiques explosifs, survivre avec moins de 700€/mois, un État absent des priorités nationales.
- Peur viscérale d’une guerre impliquant la France : Ukraine et Gaza ravivent l’angoisse d’un conflit territorial, rejet total des discours officiels sur la « défense de la liberté ».
- Défiance massive contre Macron et les élites : perçu comme arrogant et aligné sur Washington/Bruxelles, appel urgent à une souveraineté perdue en économie et diplomatie.
- Désespoir politique et quête d’un homme fort : démocratie vue comme un simulacre, espoirs réduits à « que ça tienne encore un peu » en 2026.
Le 16 décembre à 17h, Mickaël Lelièvre confronte les Français à leurs vérités sur la guerre, l’inflation et la peur d’un effondrement que le pouvoir nie, sur GPTV Investigation.
Inflation et perte de contrôle
L’année 2025 aura laissé une impression d’usure. La plupart des Français évoquent un sentiment d’étouffement face à une inflation devenue structurelle. Les prix de l’alimentation, de l’énergie et du logement ont progressé sans discontinuer, tandis que les salaires, eux, n’ont pas suivi. Beaucoup racontent ne plus pouvoir « vivre dignement », certains affirmant avoir dormi dehors ou survivre avec moins de 700 € par mois. La phrase revient souvent : « Ce n’est plus une vie, c’est une survie. » Ce mal social nourrit la colère : l’État paraît absent, obsédé par des enjeux extérieurs quand les priorités sont nationales. Ce contraste alimente un rejet viscéral d’un pouvoir jugé sourd aux réalités.
Le discours dominant relie l’inflation à une gouvernance jugée erratique et à des politiques européennes perçues comme déconnectées. Les Français dénoncent une économie sous tutelle, dépendante de décisions prises à Bruxelles ou à Washington. Pour beaucoup, « la France paie pour les autres », guerres, dettes, subventions. Cette impression d’injustice, amplifiée par la vie quotidienne, transforme la peur économique en désespoir civique. Ce n’est plus seulement une question de pouvoir d’achat, mais de souveraineté perdue. Le sentiment de dépossession s’installe durablement, minant la confiance dans toute autorité publique.
Peur de la guerre et rejet des élites
Les guerres d’Ukraine et de Gaza ont ravivé une inquiétude profonde : celle d’un engrenage qui finirait par impliquer la France. Beaucoup affirment ne plus croire au discours officiel de « défense de la liberté ». Le mot qui revient le plus souvent est simple, la peur. Peur d’un appel sous les drapeaux, peur d’un conflit qui frapperait le territoire. Quand on leur parle d’un engagement militaire, les réponses sont nettes : « Prends ton fusil et va combattre toi-même. » Derrière cette phrase choc, un refus total de mourir pour une cause politique jugée étrangère aux intérêts français. Le sentiment que les dirigeants jouent avec la paix du peuple est omniprésent.
La défiance s’étend jusqu’au sommet de l’État. Emmanuel Macron, après presque dix ans de pouvoir, incarne pour beaucoup cette fracture. Il est décrit comme « déconnecté », « arrogant », « tourné vers le monde pendant que la France s’effondre ». Ses prises de position sur l’Ukraine, l’OTAN ou Israël nourrissent le soupçon d’un alignement systématique sur les États-Unis. Dans les échanges, la même idée revient, la France n’a plus de cap indépendant. Cette perception nourrit un anti-macronisme de fond, mais surtout une demande de souveraineté, reprendre la main sur la diplomatie, l’économie et les décisions vitales pour le pays.
Désespoir politique et quête de sens
Le désenchantement politique est massif. La majorité exprime une rupture totale avec les partis et les élections, plus personne n’attend de changement venu d’en haut. Certains parlent de « démocratie morte », d’autres d’un « simulacre entretenu pour calmer le peuple ». Le rejet dépasse les clivages. L’idée d’un « homme fort » émerge, parfois militaire, parfois monarchique, symbole d’ordre et de stabilité dans un monde jugé chaotique. Cette attente traduit moins un goût pour l’autorité qu’un besoin de protection face à l’impuissance politique.
Face à cette impasse, quelques voix minoritaires appellent à relativiser. Elles rappellent que la France reste privilégiée par rapport à d’autres régions du monde et que la peur est souvent amplifiée par les réseaux sociaux. Mais ces discours peinent à se faire entendre. Le ressenti général est celui d’un pays qui s’enfonce, dirigé par des « agents du pouvoir » indifférents à la souffrance populaire. Les espoirs pour 2026 se résument souvent à une phrase courte : « Que ça tienne encore un peu. » Ce n’est plus de progrès qu’il s’agit, mais de survie collective, et d’un sursaut attendu, encore hypothétique, de la France souveraine.
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