Le 28 septembre à 17h, Mike Borowski part à la rencontre des Français pour recueillir leurs opinions au sujet de l’immigration et des impôts, et leurs réponses brutes contredisent violemment le discours officiel, sur GPTV Investigation.
Réactions immédiates et colère diffuse
comment il faut faire sortir Macron ? C’est la question que nous avons glissée dans la bouche des passants et elle est revenue comme une brûlure dans leurs réponses. L’émotion y est sèche, parfois même viscérale : certains lâchent que « ce type est un malade mental », d’autres évoquent « les élections sont truquées » et décrivent un ressentiment qui déborde les cadres habituels du débat démocratique. Les propos recueillis témoignent d’une double conviction — d’une part l’échec des moyens institutionnels, d’autre part la légitimation, chez certains, de moyens plus durs — mais sans structuration collective évidente. On entend des formulations dures, des allusions à « il reste la force » ou au « coup de force », prononcées sans nuance mais aussi sans plan précis ; elles traduisent surtout une exaspération quotidienne : blocages, manifestations, impuissance. Le ton varie : rage froide chez certains retraités, révolte bruyante chez des jeunes, fatigue résignée chez des salariés. Cette colère imprécise nourrit une demande urgente d’effet — n’importe quel moyen pour « le faire sortir » — tout en révélant l’absence d’un récit alternatif crédible et partagé.
Scénarios évoqués et limites du recours à la violence
Parmi les réponses, plusieurs passants ont égrené scénarios possibles — certains institutionnels, d’autres radicaux — mais rarement assortis de stratégie ou de légitimité républicaine. On entend des propositions de « déclencher la destitution » ou de renforcer la pression électorale ; à l’inverse, des formules plus extrêmes circulent, comme l’évocation d’un « Ravaillac » ou d’« une violence inévitable », phrases qui saisissent par leur brutalité. Ces invocations traduisent moins un plan d’action que l’idée d’une frustration historique, un retour imaginaire à des gestes symboliques d’élimination quand le politique paraît immobile. Les propos montrent aussi une conscience des risques : plusieurs personnes reconnaissent implicitement que tout embrasement ouvrirait un champ de chaos, que « coup de force » rime avec instabilité économique et sociale, et qu’il y aurait des conséquences incontrôlables, mais parfois nécessaires.
Formes non-violentes et frontières du consentement populaire
Malgré les formules les plus dures, un nombre significatif de réponses propose encore des voies non-violentes ou mixtes : intensifier la mobilisation électorale, redoubler les occupations, cibler des actions économiques, ou pousser les députés à agir pour une procédure constitutionnelle. Ces voix insistent sur la nécessité d’un basculement de légitimité — convaincre plutôt que contraindre — et invoquent la nécessité d’un front large capable de porter la destitution ou le rejet électoral sans verser dans l’illégalité. Dans le corpus recueilli, apparaissent aussi des listes d’éléments perçus comme nécessaires pour renverser la donne :
- une mobilisation durable dans les urnes et la rue
- une coordination entre syndicats et mouvements citoyens
- une stratégie médiatique et juridique serrée.
Ces propositions montrent que, pour beaucoup, l’option réaliste reste une combinaison de pression citoyenne et d’usure institutionnelle plutôt que l’éclatement violent. Elles fixent une limite : la colère peut allumer l’étincelle, mais la sortie du pouvoir exige, selon ces passants, un travail patient de construction d’alternatives acceptables politiquement et socialement.
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