L’Otan prévoit de réagir de manière « plus agressive » contre la Russie !

L’OTAN change de doctrine face à Moscou : vers une nouvelle escalade ? Analyse des tensions OTAN Russie en 2025 et de leurs conséquences en Europe. L’OTAN change de doctrine face à Moscou : vers une nouvelle escalade ? Analyse des tensions OTAN Russie en 2025 et de leurs conséquences en Europe.

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’OTAN passe d’une posture défensive à une stratégie offensive contre la Russie, marquant un tournant historique.
  • L’Europe, vassalisée, se prépare à payer le prix de cette fuite en avant américaine et devient complice d’un engrenage suicidaire.
  • Les dirigeants européens obéissent sans débat à Washington, privant l’Union de toute autonomie stratégique.
  • La désobéissance stratégique devient un devoir pour sauver la paix face à l’impuissance masquée par la guerre.

Le 02 décembre à 7h, Florian Philippot, Sylvain Ferreira, Patrice Magnero et Roland Sanviti sont les invités de Nicolas Stoquer, en direct dans La Matinale de Géopolitique Profonde.

Florian Philippot, tête de liste des Patriotes pour les élections européennes de 2024, est un acteur politique connu pour son engagement en faveur de la souveraineté nationale. Ancien eurodéputé, il a fondé son parti après avoir quitté le Front National. Sa campagne pour les européennes se concentre sur la promotion du Frexit, l’idée d’une sortie de la France de l’Union européenne, qu’il propose de réaliser par référendum.

Sylvain Ferreira est un historien militaire français, spécialisé dans l’art de la guerre et son évolution de 1850 à 1945. Il s’intéresse particulièrement à l’impact de l’ère industrielle sur les combattants et a contribué à plusieurs revues d’histoire militaire. Auteur et concepteur de jeux de stratégie, il a récemment publié La bataille de Marioupol : 25 février – 20 mai 2022.

Patrice Magneron est le président de l’association IDNF (Initiative pour la Défense de la Nation Française), une organisation engagée dans le rapprochement entre militaires et civils. À travers diverses actions et activités, l’IDNF œuvre pour renforcer les liens entre ces deux composantes essentielles de la société, en mettant l’accent sur des valeurs de patriotisme et de défense de l’identité nationale.

Roland Sanviti est un avocat au barreau de Paris, fondateur de l’association « Justice et Démocratie » et cofondateur du prix Falcone. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Essai sur la démocratie au pouvoir (1994), L’avocat face à deux mondialisations (2001), et plus récemment Guerre de conquête à l’aube du troisième millénaire (Éditions Bernard Giovanangeli). Il s’intéresse particulièrement aux relations entre les entreprises multinationales et les réseaux mafieux qui structurent l’économie mondiale.

L’OTAN prépare l’irréparable face à la Russie

L’OTAN n’avance plus : elle s’enlise militairement, elle s’effrite politiquement, et son unique réflexe est désormais la fuite en avant. L’Amiral Giuseppe Cavo Dragone, président du Comité militaire de l’Alliance, a officialisé ce que beaucoup redoutaient : le passage d’une posture défensive à une stratégie offensive contre la Russie. L’organisation née pour “préserver la paix” se transforme ouvertement en instrument d’agression. Cette mutation doctrinale, “frappes préventives”, “riposte proactive”, “anticipation cinétique”, marque un tournant historique : l’OTAN admet implicitement qu’elle a perdu la guerre d’Ukraine, et qu’elle tente désormais d’en déclencher une nouvelle pour sauver son existence même. L’Europe, totalement vassalisée, se prépare à payer le prix de cette fuite en avant américaine.

Ce basculement n’est pas un simple ajustement militaire : c’est une conversion psychologique. L’Alliance, prisonnière de son propre narratif de puissance, ne supporte pas l’humiliation stratégique que lui inflige Moscou. En refusant toute diplomatie réelle, elle choisit l’escalade permanente. L’idée même de “frappe préventive défensive”, oxymore dangereux, démontre que l’OTAN est prête à redéfinir le droit international à son profit. L’Europe, entraînée dans cette dérive, devient complice d’un engrenage suicidaire où la paix ne pèse plus rien face à l’orgueil impérial du bloc occidental.

L’Europe complice et captive du commandement américain

Les dirigeants européens n’agissent plus : ils obéissent. Scholz, Macron et von der Leyen acceptent sans débat le glissement vers une doctrine agressive dictée depuis Washington. Ce suivisme atlantiste achève de priver l’Union européenne de toute autonomie stratégique. L’OTAN ne protège plus l’Europe, elle la transforme en zone tampon, prête à absorber le choc d’une guerre qu’elle ne contrôle pas. Derrière le langage technocratique des “capacités intégrées” et des “réponses hybrides”, c’est la logique du sacrifice qui s’installe : sacrifier les peuples européens pour sauver le mythe d’une hégémonie occidentale déjà morte.

Cette servitude volontaire traduit l’effondrement moral du projet européen. L’Union, incapable d’assurer la prospérité ou la sécurité de ses citoyens, s’accroche à l’OTAN comme à une béquille idéologique. Elle confond obéissance et puissance. Pourtant, la réalité est implacable : la Russie consolide ses alliances, les BRICS s’étendent, et la multipolarité s’impose. Face à cela, Bruxelles se recroqueville dans une logique de confrontation, comme si provoquer Moscou pouvait restaurer sa légitimité perdue. L’Europe devient ainsi le champ de bataille désigné d’une guerre qu’elle n’a pas voulue, mais qu’elle alimente par lâcheté politique.

Pour la paix, la désobéissance stratégique devient un devoir

Cette folie stratégique appelle une seule réponse : la souveraineté. Tant que les nations européennes se soumettront à la logique otanienne, elles ne feront qu’accélérer leur propre effacement. La France, en particulier, devrait rappeler que sa sécurité ne dépend pas d’un quartier général bruxellois ou d’un ordre américain, mais de sa capacité à décider seule. Revenir à une diplomatie d’équilibre, renouer avec la tradition gaullienne, c’est refuser d’être l’avant-poste sacrificiel d’un empire déclinant. L’OTAN prépare la guerre pour masquer son impuissance ; les peuples doivent préparer la désobéissance pour sauver la paix.

Car derrière les discours d’“unité occidentale”, c’est une peur panique qui domine : peur de perdre le contrôle du monde, peur de voir émerger un ordre multipolaire échappant à l’orbite américaine. Cette peur pousse l’Alliance à redéfinir l’agression en défense, la provocation en dissuasion, la guerre en paix. Mais le masque tombe : l’OTAN ne défend plus l’Europe, elle la met en danger. Le choix est désormais clair, ou la souveraineté nationale, ou la destruction programmée par des stratèges sans peuple et sans avenir.

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