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INÉGALITÉ SALARIALE HOMME/FEMME : LE CONTRE-EXEMPLE DES TRAVAILLEURS INDÉPENDANTS (PARTIE 4)

Rappel de l’article précédent

Nous avons tenté précédemment (1, 2, 3) de vérifier les allégations progressistes estimant les femmes supérieures aux hommes dans le monde du travail, et exacerbant de fait le sentiment d’injustice à l’égard des inégalités salariales.

Et manque de chance, la recherche scientifique sur la productivité des travailleurs affirme que les femmes travaillent moins efficacement que les hommes, jusqu’à être 16% moins productives que leurs « homologues » masculins, tout en étant payées jusqu’à 10% de moins que les hommes.

Triste constat pour les féministes, non seulement les femmes sous performent, mais en plus, elles sont en moyenne surpayées. Le comble lorsque l’on milite contre une infériorité de salaire.

Pour rester sur cette question de la productivité et de la supériorité proclamée des femmes, je vous propose aujourd’hui une analyse du profil des travailleurs indépendants hommes et femmes, de leur parcours et de leurs rémunérations.

Introduction

Les travailleurs indépendants regroupent les professions libérales, autoentrepreneurs et autres chefs d’entreprises, en clair, ceux qui n’ont pas de patron. Et c’est là que l’analyse prend tout son sens. Étant donné que ce sont les patrons qui sont accusés de sous-payer leurs employés féminins, il devient alors légitime de regarder comment se porte la carrière des femmes lorsqu’elles sont leur propre patron.

Le choix de carrière des femmes

Nous savons grâce à l’INSEE , que comme pour le salariat, les femmes se dirigent en majorité vers les secteurs les moins rémunérateurs comme les domaines de la santé (médical et paramédical) et des services à la personne (coiffure, manucure, pressing…), même si elles investissent de plus en plus le droit et la fiscalité. Mais même en se dirigeant vers les bons secteurs, ce sont les hommes qui choisissent les métiers les mieux gratifiés (avocat d’affaires, fiscaliste, notaire…). Même à leur compte, elles ont d’autres considérations que l’argent, ce qui nécessairement entraîne une nouvelle inégalité économique.

Des femmes moins performantes ?

Après l’article relatif à la productivité selon le sexe, vous penserez aisément à expliquer la rémunération inférieure des femmes indépendantes par ce biais, et cela est légitime, car selon la DREES, les hommes gagnent plus que les femmes (30%) au sein des médecins généralistes, donc même à profession égale. La différence s’expliquerait entre autres par le temps de travail, les hommes travaillent environ un jour de plus par semaine.

L’INSEE nous apprend également que les femmes sont à la tête d’entreprises plus petites que les hommes :

Mais aussi que les femmes gagnent 40% de moins que les hommes, tandis que les salariées ont une moyenne globale de 18% inférieure à celle des hommes. Autrement dit, lorsque les femmes sont leur propre patron, elles gagnent encore moins que lorsqu’elles travaillent pour des hommes. Que doit-on comprendre de cette situation ? Est-ce que les femmes organisent leur propre oppression systémique ?

« Mais c’est plus dur d’entreprendre pour une femme ! »

Qui n’a jamais entendu cette phrase ? Ce genre de réplique commence à être bien connue, tout dans la vie est plus dure lorsque l’on est une femme ! Entreprendre aussi, elles gagnent moins car défavorisées au départ, elles manqueraient de confiance en elles, elles souffriraient des stéréotypes, elles obtiennent apparemment moins souvent des prêts bancaires, et les organismes leur prêteraient moins. Qu’en est-il réellement ?

Voilà à quoi ressemble le soi-disant parcours du combattant féminin. Et ce n’est pas fini.

France Active, le plus grand organisme de financement de France, demande entre autres, si vous êtes une femme, avant de décider si votre projet mérite financement. Il devient clair que les femmes reçoivent un certain nombre de privilèges pour leur réussite professionnelle.

L’Observateur nous apprend également que des dispositifs gouvernementaux sont mis en place pour favoriser les femmes.

Pour nous dire au paragraphe suivant que le manque de financement dépend surtout de la taille de l’entreprise, et qu’hommes et femmes sont concernés par ce problème.

Mais seules les dames seront aidées. La « misogynie » s’apparente de plus en plus à une théorie du complot des plus risibles.

On me répondra que c’est justement pour pallier leurs maigres chances de concrétiser qu’elles sont pistonnées. Car c’est effectivement le cas, en dehors de toutes ces aides, les femmes obtiennent des prêts bancaires inférieurs à ceux des hommes, moins souvent, et à taux supérieurs. Mais pourquoi ? Les banquiers seraient conditionnés par les « stéréotypes » et prêtaient moins ? Sont-ils misogynes ? La réalité, est que les banques s’intéressent aux chiffres, pas au sexe.

Difficulté ne signifie pas injustice

Pour tous ceux ayant déjà investi, créés des sociétés, vous savez très bien que les banques demandent un nombre non négligeable de garanties afin de couvrir leurs arrières, et c’est normal, elles vous prêtent de l’argent, tandis que vous risquez d’échouer. Elles demandent un apport, un situation stable et un certain niveau de revenus, et bis repetita, mes trois derniers articles ont montré que ces trois critères faisaient défaut aux femmes, et ce, pour des raisons qui leur incombent. Elles gagnent moins que les hommes, sont plus souvent à temps partiel, ont de fait un plus faible patrimoine, tout ceci étant le résultat de leurs choix personnels.  Elles sont donc responsables de leurs défaillances en ce qui concerne le financement de leurs projets.

Vous l’aurez compris, il n’existe aucune injustice. Les entrepreneuses ne sont victimes d’aucun préjugé machiste, la performance économique et la réussite financière leur est juste secondaires. Et malgré cela, elles sont fortement soutenues par les pouvoirs publics. Là est la véritable injustice.

Derrière chaque grande femme se cache un homme

Comble de l’ironie, l’INSEE nous apprend que les femmes chefs d’entreprise héritent souvent de l’affaire de leurs pères ou de leurs maris :

Analyse de Uber par l’Université de Stanford

Une étude très intéressante a été menée par l’université de Stanford sur les chauffeurs Uber afin de comparer les salaires des hommes à ceux des femmes. La société Uber emploie des hommes et des femmes en tant que chauffeur, via une application. N’importe qui peut devenir chauffeur en auto-entreprise. Les courses sont proposées aux chauffeurs via cette application, ils sont libres de les accepter ou de les refuser. Chaque course est payée par un barème tenant compte de la distance totale parcourue par le chauffeur, et chaque chauffeur est anonyme aux yeux du client, donc il n’y a aucune discrimination possible en fonction du sexe du conducteur.

L’enjeu de cette analyse est simple : aucune discrimination par le patron n’est possible sur les chauffeurs Uber, donc s’il n’existe aucun écart salarial, cela signifie que dans le salariat classique, les discriminations sont possibles. En revanche, si les inégalités persistent, c’est que le salaire inférieur des femmes ne peut que leur être imputé.

Les résultats montrent que pour le même temps de travail, les hommes gagnent 7% de plus que les femmes. Après analyse d’un très grand nombre de variables, les chercheurs expliquent cet écart par la vitesse de conduite, l’expérience et la connaissance des trajets, et le choix des courses. En effet, les hommes conduisent plus vite que les femmes, ils connaissent mieux les trajets, travaillent depuis plus longtemps chez Uber, connaissent les moyens d’augmenter leurs revenus et enfin, ils choisissent des courses plus rentables et travaillent sur les créneaux horaires les mieux payés et les plus « inconfortables » comme ceux de nuit.

Conclusion

La conclusion de cette série d’articles est très claire, la discrimination des femmes dans le monde du travail n’existe pas, et lorsqu’une discrimination existe, elle concerne plutôt les hommes.

Pour couronner le tout, les femmes qui dirigent, et se dirigent, creusent encore plus l’inégalité brute entre les sexes, comparées aux femmes salariées.

De quoi se demander, si les femmes salariées ne sont pas bel et bien surpayées.

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Source : Cercle Cobalt

1. Cody Cook, Rebecca Diamond, Jonathan Hall John A. List, and Paul Oyer March 8, 2019 : « The Gender Earnings Gap in the Gig Economy: Evidence from over a Million Rideshare Drivers ».

2. INSEE – Florent Favre 2009 : « Dossier – Hommes – Femmes, des différences de revenu sensibles. Les revenus d’activité des indépendants, édition 2009 ».

3. http://m.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/4270/Financement_des_entreprises_:_les_femmes_peuvent-elles_surmonter_la_discrimination__.html

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