Affaire Bilongo : “Promotion canapé”, propos ethniques et silence gêné de LFI

France : les propos misogynes et suprémacistes d’un député LFI font polémique En savoir plus sur RT en français: https://rtenafrique.tv/france/128867-france-propos-misogynes-supremacistes-polemique France : les propos misogynes et suprémacistes d’un député LFI font polémique En savoir plus sur RT en français: https://rtenafrique.tv/france/128867-france-propos-misogynes-supremacistes-polemique

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Lors d’une émission YouTube, le député LFI Carlos Martens Bilongo a remis en question la légitimité de la carrière de Rachida Dati en évoquant une « promotion canapé », ce qui a immédiatement déclenché une tempête de critiques sur les réseaux sociaux et des accusations de sexisme.
  • Ses propos ont été condamnés par des figures comme Raquel Garrido et Aurore Bergé, puis Bilongo s’est excusé publiquement, tout en reconnaissant que ces remarques sexistes violaient les principes de son parti et exigeaient des réparations.
  • Dans la même vidéo, il a tenu des discours raciaux sur la supériorité numérique et la procréation, provoquant des plaintes judiciaires et une cagnotte en ligne qui a rapidement récolté des fonds pour une action légale.

Une séquence de l’émission YouTube La Librairie Africaine, diffusée le 23 décembre 2025, a déclenché une onde de choc politique. Le député LFI du Val-d’Oise, Carlos Martens Bilongo, y remet en cause la légitimité de la carrière de Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture.

Durant l’échange, le député laisse entendre que la réussite de la ministre ne serait pas uniquement liée à ses compétences politiques, mais à une forme de « promotion canapé ». Il déclare :

« Rachida elle survit grâce à autre chose. Chacun ses moyens. »

Bien que l’émission ait été rapidement supprimée du Web, l’extrait a massivement circulé sur les réseaux sociaux. Repéré par le compte X French Carcan, il a déclenché une vague d’indignation populaire.

Raquel Garrido, ex-députée LFI, ne mâche pas ses mots :

« Dégueulasse, machiste et parfaitement déplacé. »

Aurore Bergé, de son côté, cible le cœur du malaise :

« En 2025, pour ces hommes au rire gras, la réussite des femmes est forcément coupable. »

Excuses tardives et recadrage interne : l’hypocrisie insoumise à découvert

Face à la tempête provoquée par ses propos, Carlos Martens Bilongo a publié un message d’excuses sur les réseaux sociaux. Il affirme regretter des paroles qu’il qualifie lui-même de sexistes, ajoutant qu’elles « ne reflètent absolument pas les principes qui doivent être les nôtres, ni le respect qui est dû aux femmes engagées en politique ».

Il précise :

« J’ai présenté mes excuses à Madame Dati et les réitère ici publiquement, ainsi qu’à celles et ceux qui ont été légitimement heurtés. »

Au sein de La France Insoumise, la députée parisienne Sarah Legrain prend acte des regrets tout en rappelant la ligne officielle du mouvement :

« Carlos Martens Bilongo s’en excuse auprès de Rachida Dati et de toutes les femmes, indirectement visées. Il reconnaît le chemin à parcourir. Nous l’y aiderons. Ces propos sexistes n’auraient jamais dû être prononcés, a fortiori par un élu insoumis. »

Cette déclaration a toutefois alimenté des débats tendus sur les réseaux sociaux. Certains internautes reprochent à Sarah Legrain une réaction jugée excessive, voire « paternaliste » envers le député, révélant au passage les fractures internes du camp insoumis dans sa gestion de la crise.

Bilongo franchit une ligne rouge : des propos raciaux passés sous silence

Mais l’affaire ne s’arrête pas aux attaques contre Rachida Dati. Dans cette même vidéo du 23 décembre, Carlos Martens Bilongo lâche des propos aux accents raciaux assumés :

« On va leur montrer qu’on est plus nombreux. Nous, on est plus intelligents, on est plus endurants. »

Il enchaîne :

« Et si on a fait plus de gosses qu’eux, bah tant pis pour eux. »

L’intervieweur, visiblement choqué, réagit immédiatement : « C’est presque un discours de grand remplacement. »

Étonnamment, ce discours échappe à toute réaction des milieux antiracistes habituels. Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône, porte plainte et saisit le procureur de la République.

De son côté, Laurent de Béchade, président de l’association LEA, monte au créneau avec une cagnotte en ligne, qui dépasse rapidement les 3 000 euros pour financer une action en justice.

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