🔥 Les essentiels de cette actualité
- Les décès liés à la lidocaïne ont presque triplé aux États-Unis en dix ans, surtout hors des hôpitaux, révélant des failles graves dans le système médical.
- Disponible sans ordonnance, la lidocaïne peut causer des réactions cutanées graves et des complications cardiaques si mal utilisée, alertent les experts.
- Les intoxications à la lidocaïne ont augmenté de plus de 50 % entre 2016 et 2021, défiants les tendances générales des anesthésiques locaux.
- Les cliniques et cabinets où la lidocaïne est mal administrée par du personnel non formé mettent des vies en danger, souligne une étude récente.
Les décès causés par la lidocaïne, un anesthésique local vendu comme inoffensif, ont presque triplé aux États-Unis en une décennie.
Ces morts, autrefois rares en dehors des hôpitaux, se multiplient dans des cliniques ou cabinets où du personnel non formé manipule ce produit prétendument « sans danger ». Une étude récente expose un problème sanitaire grave, ignoré par les autorités et minimisé par les fabricants.
Les dangers méconnus de la lidocaïne en vente libre
Disponible sans ordonnance à des concentrations de 4 à 5 %, la lidocaïne soulage douleurs, démangeaisons ou brûlures sous forme de crèmes, pommades, gels, sprays, patchs, et même savons moussants.
Présentée comme un produit banal, elle cache des risques sérieux en contexte médical.
« La lidocaïne n’est pas aussi sûre qu’on le pense », avertit le Dr Michael Fettiplace, professeur adjoint à l’Université de l’Illinois à Chicago, dans une interview à The Epoch Times.
Les notices d’utilisation restent floues sur les effets secondaires, et les patients, croyant à un produit anodin, l’appliquent souvent en excès.
Des études montrent que la lidocaïne peut provoquer des réactions cutanées graves ou, pire, des complications cardiaques si elle pénètre dans le sang à forte dose.

Une anomalie inquiétante dans le système médical
Une étude publiée dans Regional Anesthesia & Pain Medicine dévoile une tendance alarmante : alors que les empoisonnements aux anesthésiques locaux ont baissé de 23 % depuis 2010 grâce à de nouvelles recommandations, les cas liés à la lidocaïne défient cette tendance.
Entre 2016 et 2021, les signalements d’intoxication ont bondi de plus de 50 %, passant de 1 600 à 2 500 cas.
Sur 200 000 cas d’empoisonnement recensés entre 1983 et 2022, 74 décès sont attribués aux anesthésiques locaux, dont 82 % récents sont liés à la lidocaïne, contre 67 % en 2010.
En comparaison, 0,1 % des intoxications à la lidocaïne sont fatales, contre 0,01 % pour les autres anesthésiques.

Les risques cachés de la lidocaïne
Quand la lidocaïne atteint des concentrations élevées dans le sang, elle peut provoquer une toxicité systémique, touchant le système nerveux central et le cœur.
Convulsions, arythmies, voire arrêts cardiaques : les dangers sont réels mais rarement expliqués aux patients.
« On a découvert une augmentation des morts liées à la lidocaïne, ce qui nous a pris de court », confie Fettiplace. « Avec du recul, ça n’a rien d’étonnant. »
Il ajoute :
« Quant aux chiffres, ils sont largement sous-estimés, c’est évident. Impossible de dire jusqu’où ça pourrait grimper en réalité. »
Dans les années 1970-1980, lorsque la lidocaïne était utilisée comme anti-arythmique, des incidents similaires étaient souvent attribués à d’autres causes, un schéma qui semble se répéter aujourd’hui.

Les failles du système médical
Les décès liés à la lidocaïne se produisent de plus en plus hors des hôpitaux, dans des cliniques ou cabinets aux protocoles de sécurité défaillants.
Un homme de 70 ans est mort d’un arrêt cardiaque après qu’on lui a injecté par erreur une solution de lidocaïne à 2 % au lieu d’une solution saline lors d’une IRM cardiaque.
Un autre cas dramatique concerne un homme ayant inhalé de la poudre de lidocaïne importée de Chine pour traiter un reflux gastro-œsophagien, perdant connaissance.
Ces erreurs, parfois fatales, trahissent un manque de formation et de contrôle.
Dans les hôpitaux, la lidocaïne est souvent administrée en doses massives – jusqu’à 2 000 milligrammes en flacon ou poche IV, alors que 300 milligrammes est la limite recommandée pour un adulte.
Formulations en vente libre contenant 20 grammes ou plus sont aussi accessibles, parfois utilisées pour l’automutilation.

Les risques des traitements ambulatoires
Le Dr Evan Peskin, anesthésiste et spécialiste de la douleur, pointe un problème majeur : l’explosion des chirurgies ambulatoires, réalisées hors des hôpitaux par des praticiens souvent peu formés en anesthésie.
« Beaucoup de ces actes sont pratiqués par des personnes qui n’ont peut-être jamais reçu de formation en anesthésie », alerte-t-il à The Epoch Times.
Dans des procédures comme la liposuccion, des doses massives de lidocaïne sont injectées sans comprendre leur diffusion dans l’organisme.
La toxicité peut survenir des heures après, quand le patient est rentré chez lui.

L’urgence d’une intervention rapide
La thérapie par émulsion lipidique, qui consiste à injecter des graisses par voie intraveineuse, est un traitement efficace pour contrer l’intoxication à la lidocaïne.
Utilisée depuis des années contre les surdoses de substances liposolubles comme certains antidépresseurs, elle agit comme une éponge absorbant les toxines dans le sang.
« Administrer rapidement une thérapie par émulsion lipidique peut changer radicalement l’issue pour le patient », explique Peskin.
Mais dans de nombreuses cliniques, le personnel ne repère pas les signes de toxicité et n’a pas ce traitement à disposition.
« C’est pourquoi tous les endroits où la lidocaïne est utilisée, particulièrement hors des hôpitaux, doivent disposer du matériel adéquat et d’un personnel formé », insiste-t-il.
L’absence de ces ressources dans les structures ambulatoires aggrave les conséquences d’erreurs pourtant évitables.

Un système qui manque de transparence
La lidocaïne, utilisée chez le dentiste, pour les maux de gorge, les péridurales, ou dans les crèmes antidouleur, est perçue comme un produit sûr.
Pourtant, son usage massif cache des dangers. Fettiplace note que, contrairement à la bupivacaïne, un anesthésique plus risqué, la lidocaïne bénéficie d’une confiance aveugle.
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