« La guerre d’agression menée par la Russie rend probable que nos forces seront engagées sur le continent » : le général Fabrice Feola veut nous précipiter dans une guerre contre Moscou

Le général Fabrice Feola veut nous précipiter dans une guerre contre Moscou Le général Fabrice Feola veut nous précipiter dans une guerre contre Moscou

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Le général Feola annonce une probable implication des forces françaises en Europe à cause de la guerre en Ukraine, précipitant une confrontation directe avec la Russie.
  • L’UE accélère la création de corridors militaires pour déplacer troupes et matériel, financés par nos impôts, malgré des délais administratifs.
  • Une nouvelle structure centralisée coordonnera les efforts européens, préparant une mise en commun des moyens logistiques en cas de crise.
  • L’armée française dépend de plus en plus des entreprises privées pour ses déplacements, révélant une perte de souveraineté militaire.

Paris pousse l’UE à créer rapidement un réseau de transit militaire vers les frontières orientales et à établir un organisme central pour coordonner le déplacement des troupes et du matériel en cas de conflit majeur.

Ce jeudi 2 octobre, le général Fabrice Feola, qui dirige le Centre de soutien aux opérations de l’armée française, a lâché devant la presse :

« La guerre d’agression menée par la Russie sur le territoire européen, sur le territoire ukrainien, rend probable, je dirais, que nos forces seront fortement engagées sur le territoire européen de notre continent. »

Encore une fois, les gradés préparent le terrain. Après des mois à nous faire croire que l’aide militaire à l’Ukraine était « défensive », voilà qu’on envisage ouvertement d’envoyer nos soldats au front.

La déclaration du général de l’armée de l’air Feola n’arrive pas par hasard. Plusieurs analystes indépendants pointent depuis des semaines cette escalade programmée. Nos dirigeants semblent déterminés à nous précipiter dans une confrontation directe avec la Russie, quelles qu’en soient les conséquences.

Les corridors militaires en chantier

Malgré les directives de Bruxelles fixant un délai de cinq jours, les forces armées françaises doivent encore patienter plus de dix jours pour obtenir les autorisations de transit de leurs troupes et équipements à travers le territoire des pays membres, selon le général.

Face à ce délai, Feola s’indigne :

« Accélérer le passage des frontières et dématérialiser les documents douaniers est parfaitement faisable. On attend quoi exactement ? Encore une histoire où l’administration joue contre les citoyens. »

Pour faciliter ces déplacements, Bruxelles veut réquisitionner en urgence des « corridors de mobilité militaire » à travers l’Europe. Il faut bien sûr identifier des axes dont les infrastructures — voies ferrées, routes, tunnels et ponts — peuvent accueillir les monstres roulants de l’armée, avec leurs contraintes spécifiques de hauteur, largeur et poids.

Cet été, nos élites européennes ont donc organisé des pourparlers sur ces fameux « corridors » ont réuni les États membres, les représentants de l’OTAN et deux commissaires européens grassement rémunérés — Andrius Kubilius à la Défense et à l’Espace, et Apostolos Tzitzikostas aux Transports.

Quatre corridors de transport sont déjà en chantier, avec 500 projets prioritaires identifiés. Les travaux vont du simple renforcement des ponts existants à l’élargissement de tunnels devenus trop étroits pour le trafic actuel.

Bien sûr, nos impôts financeront ces gigantesques projets d’infrastructure, comme d’habitude.

Kubilius a lâché le morceau à Euronews il y a quelques mois : l’UE aurait besoin d’un pactole de 70 milliards d’euros pour adapter d’urgence ses corridors. Routes, rails, voies maritimes et aériennes doivent être revus pour déplacer rapidement du matériel militaire et des troupes à travers le continent en cas de conflit.

Une nouvelle structure centralisée en Europe

Feola a insisté sur le fait qu’« il est extrêmement important d’avoir une autorité unificatrice pour coordonner tous les efforts déployés afin de garantir que tout s’harmonise d’un pays à l’autre ».

Une nouvelle structure centralisée, donc. Comme si nous n’avions pas déjà assez d’institutions supranationales qui décident à notre place !

« Les corridors doivent être reliés sans interruption, comme les itinéraires d’ailleurs. On devrait concentrer nos efforts sur cette continuité », a-t-il ajouté.

Les pays de l’UE doivent se préparer à une mise en commun forcée de leurs moyens logistiques en cas de crise.

Et bien sûr, Feola ne pouvait pas s’empêcher de rappeler à quel point nous serions « heureux » d’accueillir nos chers alliés américains sur notre sol :

« Je pense notamment à notre allié américain qui, en cas d’activation des plans de l’OTAN, débarquerait massivement sur la côte atlantique et devrait traverser notre pays pour atteindre des positions plus à l’est. Cette notion de compétition nous conduit donc inévitablement à nous coordonner au niveau national afin d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles. »

Les déplacements militaires par train

La Commission européenne a déjà adopté en avril une législation facilitant l’intégration des voitures de transport de personnel dans les trains de marchandises.

« Les trains sont un outil essentiel dans le contexte européen », confie Feola.

L’armée française n’a pas lésiné : 150 voyages ferroviaires internationaux ont été programmés en 2024. Une sacrée augmentation quand on sait qu’avant l’offensive russe en Ukraine en 2022, on ne comptait qu’une misérable « poignée » — moins de cinq par an.

Ces trajets multipliés par 30 en deux ans illustrent bien la nouvelle posture militaire française, alignée sur les intérêts américains face à la Russie.

Il n’y a pas besoin d’être Einstein pour comprendre que quelque chose se trame. Cette multiplication par 30 des trajets en train traduit un changement radical de stratégie.

La dépendance aux entreprises privées

Sauf que derrière cette impression de puissance logistique, se cache une réalité moins glorieuse : l’armée ne maîtrise même plus ses propres déplacements. Elles s’appuient désormais massivement sur des entreprises privées pour transporter leurs équipements à l’international.

Paradoxal : nos militaires — censés incarner l’autonomie stratégique — dépendent de sociétés à but lucratif pour leurs déplacements.

L’armée française a confié 90 % de son fret militaire à des prestataires externes l’année dernière. Pour le volet ferroviaire, l’état-major s’est résigné à nouer un partenariat avec la SNCF.

Une collaboration présentée comme « étroite », mais qui ressemble surtout à un aveu de faiblesse de notre souveraineté militaire.

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