Rencontre Xi-Poutine-Kim : Un défilé militaire historique qui défie l’Occident !

Analyse de la coalition Chine Russie Inde : une alliance stratégique qui redéfinit l'équilibre mondial face à un Occident en perte d'influence. Analyse de la coalition Chine Russie Inde : une alliance stratégique qui redéfinit l'équilibre mondial face à un Occident en perte d'influence.

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Découvrez Oskar Freysinger et Nikola Mirkovic dans La Matinale de Géopolitique Profonde, et un entretien exclusif entre Vladimir Zakharov et Lara Stam.
  • Le Sud global monte en puissance, avec Chine, Russie et Inde affichant leur cohésion et rivalité technologique face à un Occident en déclin.
  • L’Occident, piégé par son arrogance, accélère le rapprochement de la Russie et de la Chine, tandis que l’Europe s’affaiblit en se coupant des marchés dynamiques.

Le 4 septembre à 7h, Oskar Freysinger et Nikola Mirkovic sont les invités de Nicolas Stoquer, et découvrez également un entretien exclusif entre Vladimir Zakharov et Lara Stam, en exclusivité dans La Matinale de Géopolitique Profonde !

Oskar Freysinger est un homme politique suisse, ancien vice-président de l’UDC (Union Démocratique du Centre) et ex-élu au parlement suisse. Il a également exercé la fonction de Secrétaire d’État. Aujourd’hui, il se consacre à l’écriture, la traduction et partage ses analyses en tant que chroniqueur.

Nikola Mirkovic est un auteur, diplômé de l’European Business School. Président de l’association Ouest-Est, il a mené de nombreuses missions humanitaires au Donbass en guerre ainsi qu’au Kosovo et en Métochie. Il est régulièrement invité par les médias francophones et internationaux pour ses analyses géopolitiques.

Vladimir Zakharov est un diplomate russe chevronné et orientaliste, spécialiste de la Chine, pilier discret mais central de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Ancien conseiller au ministère russe des Affaires étrangères, il a joué un rôle déterminant dans le rapprochement stratégique entre Moscou et Pékin. Maître de conférences et intellectuel eurasiste, il incarne une diplomatie traditionnelle, cultivée, résolue, orientée vers la construction d’un ordre multipolaire fondé sur l’interdépendance continentale et la souveraineté des nations.

La montée en puissance du Sud global

Le spectacle donné à Pékin pour commémorer la victoire de 1945 a marqué bien plus qu’un simple défilé militaire. Il a mis en scène la nouvelle dynamique géopolitique : Chine, Russie et Inde affichant leur puissance et leur cohésion dans un contexte où l’Occident perd de son influence. Le contraste est frappant : tandis que l’Asie démontre sa capacité à conjuguer développement économique, puissance militaire et stabilité stratégique, l’Occident apparaît enlisé dans ses contradictions. Cette émergence ne se réduit pas à une alliance de circonstance, elle traduit une transformation structurelle : les économies du Sud global, autrefois considérées périphériques, rivalisent désormais en technologie, infrastructures et influence diplomatique avec les anciennes puissances coloniales.

Ce basculement remet en cause l’architecture mondiale héritée de la guerre froide. L’Organisation de coopération de Shanghai illustre cette volonté de bâtir une sécurité collective indépendante des structures dominées par l’Occident. Le modèle asiatique repose sur la souveraineté, la non-ingérence et la complémentarité des intérêts, en opposition au système occidental fondé sur la contrainte et les sanctions. Pékin et Moscou imposent progressivement une nouvelle norme : les équilibres internationaux ne doivent plus être définis depuis Washington ou Bruxelles, mais dans un cadre multipolaire où les anciennes puissances occidentales ne sont plus les arbitres exclusifs du jeu mondial.

L’Occident piégé par sa propre arrogance

Face à cette recomposition, l’Occident réagit par la peur et la dénonciation obsessionnelle de complots. Washington et Bruxelles accusent Pékin, Moscou et Pyongyang de conspirer contre la stabilité mondiale, alors que c’est leur propre stratégie agressive qui a soudé ce bloc. Les guerres par procuration, les sanctions économiques et l’imposition de règles unilatérales ont poussé les grandes puissances asiatiques à unir leurs forces. Loin de diviser la Russie et la Chine, l’arrogance occidentale a accéléré leur rapprochement, tandis que l’Inde, pourtant courtisée par l’Amérique, rejette de plus en plus la logique de vassalisation qui lui est imposée.

L’Europe, prisonnière de son alignement sur Washington, participe activement à son propre affaiblissement. En sanctionnant les économies qui refusent l’unipolarité, elle coupe les ponts avec les marchés les plus dynamiques du globe. L’obsession de freiner la montée du Sud global l’entraîne vers une impasse stratégique. En croyant contenir l’expansion des BRICS et de leurs alliés, l’Occident a fabriqué ce qu’il redoutait le plus : une alliance entre puissances continentales, capables de rivaliser sur tous les plans. Sa paranoïa complotiste révèle son incapacité à accepter un monde où il n’est plus le centre unique de gravité.

L’effondrement stratégique occidental

La politique étrangère américaine des dernières années a créé ce qu’elle voulait éviter : une coalition entre Chine, Russie et Inde. Les néoconservateurs, en cherchant à maintenir coûte que coûte la suprématie américaine, ont produit l’effet inverse. Les certitudes idéologiques, la brutalité diplomatique et les guerres économiques répétées ont accéléré l’isolement occidental. Dans ce contexte, la puissance asiatique progresse, non pas en imposant par la force son modèle, mais en rassemblant des pays qui refusent de se soumettre à la logique unipolaire. L’Occident, quant à lui, s’enfonce dans ses contradictions internes, nourries par ses fractures idéologiques et sociales.

L’Europe illustre plus que tout cette fuite en avant. Dépourvue d’autonomie stratégique, elle s’enferme dans une logique belliciste qui ne peut que la conduire à l’échec. Elle prépare des guerres qu’elle n’a ni les moyens militaires ni la cohésion politique de mener. En se coupant de la Russie, en méprisant la Chine et en sanctionnant l’Inde, elle s’exclut des grandes dynamiques du XXIe siècle. Ce choix de confrontation permanente la condamne à un rôle secondaire, prisonnière de ses dogmes et de son arrogance. Le Sud global avance, l’Occident se replie, et l’histoire ne l’attend plus.

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