Éditorial : Le combat continue
La révolte des champs
« Chers lecteurs de Géopolitique Profonde,
En ce 14 janvier 2026, alors que 150 tracteurs de la FNSEA quittent Paris après avoir passé la nuit devant l’Assemblée nationale, permettez-moi de saluer cette magnifique démonstration de résistance populaire. Car oui, contrairement aux discours lénifiants du pouvoir, nous assistons (encore) à un des plus beaux sursauts populaires de ces dernières années : la révolte des agriculteurs français face au diktat mondialiste du Mercosur.
Cette nouvelle section éditoriale intitulée « Le combat continue » ouvrira désormais notre revue avec pour but de mettre en lumière les bonnes nouvelles du front de la résistance que nous formons.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis le 8 janvier 2026, des centaines de tracteurs ont déferlé sur Paris, bloqué les autoroutes A1, A2, A27, manifesté devant l’Arc de Triomphe. Malgré le vote de Macron contre l’accord UE-Mercosur, nos agriculteurs maintiennent la pression car ils ont compris ce que les bien-pensants refusent d’admettre : l’opposition française est minoritaire en Europe et c’est bien pour cela que Jupiter Ier leur a octroyé ce “non” symbolique en espérant la paix sociale. »
Géostratégie
OTAN, la puissance pauvre
« Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une
Arthur Schopenhauer
forte opposition. Puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. »
« En 1993, au lendemain de la disparition de l’Union soviétique, l’historien Georges Sokolov publie un livre qui fait immédiatement référence : La Puissance pauvre : Une histoire de la Russie de 1815 à nos jours.
L’auteur y observe que la Russie a toujours eu des ambitions démesurées par rapport à ses réelles capacités économiques, et qu’elle a compensé ce retard systémique par l’asservissement du peuple russe. Il ne s’agit pas ici de critiquer les thèses de cet ouvrage ou de les relativiser – par exemple, la France n’avait pas non plus les moyens de se ruiner dans son empire colonial, elle l’a pourtant fait – mais de comprendre que ce livre a conditionné toute l’analyse polico-économique sur la Russie contemporaine par la quasi-totalité des instituts français.
La Fondation pour la recherche stratégique ou l’Institut français des relations internationales, pour ne citer que les plus connus, ont été incapables de regarder la Russie de Vladimir Poutine en dehors de ce prisme. Thomas Gomart, le directeur de l’IFRI (Institut français des relations internationales), ne s’est jamais lassé de citer Georges Sokolov avec gourmandise. Sans doute aussi, n’avait-il d’autre choix que de fournir les analyses que les commanditaires étatiques voulaient lire ou entendre.
L’idée que Vladimir Poutine pût être à l’économie russe ce que Deng Xiaoping fût à l’économie chinoise n’était même pas envisageable. La certitude qui domine en Occident en général et en France en particulier jusqu’au second semestre de 2022 est donc que la Russie de Vladimir Poutine va s’effondrer, car elle est une puissance pauvre.
Le journal économique français La Tribune l’affirme sans hésitation le 21 mars 2022 : “ L’invasion de l’Ukraine a placé la Russie au bord de la faillite.” »

L’Arctique : Nouveau théâtre de confrontation entre la Russie et l’Occident
« Alors que la fonte des glaces transforme progressivement l’Arctique en zone navigable et exploitable, la région est devenue l’épicentre d’une nouvelle rivalité géopolitique entre la Russie et les puissances occidentales. Bases militaires rouvertes, brise-glaces nucléaires, mégaprojets gaziers : cette montée en puissance russe inquiète un peu l’Europe et beaucoup les États-Unis, sans pour autant faire de l’Arctique un prétexte pour une escalade diplomatique, voire militaire pour l’instant. Cependant, des prémices de mauvais augure commencent à arriver.
Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, la militarisation du Grand Nord s’est considérablement intensifiée, alimentant surtout les inquiétudes des États-Unis et de l’OTAN quant aux « ambitions expansionnistes » de Moscou ; ambitions qui ne sont pas mentionnées dans les médias au sujet de l’Arctique, mais dont ils sont très diserts concernant l’Ukraine et l’Europe en parlant de « la menace russe ». Cette menace russe arctique est ainsi quasiment absente des médias, mais les gouvernements occidentaux, eux, l’évoquent et s’en inquiètent.
Le fait que la Russie ne cache pas ses ambitions dans la région indique clairement que son inhibition post-URSS causée par la crainte de la puissance américaine est bel et bien révolue. En 2025, Moscou a déployé 15 000 soldats supplémentaires dans la région, portant ses effectifs à 40 000 hommes, présence s’accompagnant d’une modernisation spectaculaire des infrastructures militaires. »

moins coûteux que celui de Suez (pointillés rouges).
Mondialisme
L’obsession pathologique du péril russo-chinois
« Afin d’examiner le thème sus-cité, commençons par quelques extraits du discours, prononcé le 11 décembre 2025, par le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, personnage tristement célèbre, car c’est sous son mandat de 1er ministre aux Pays-Bas qu’en novembre 2021, la police avait tiré à balles réelles sur des manifestants.
« Nous devons nous préparer à une guerre d’ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents […] L’OTAN est la prochaine cible de la Russie […] Les pays membres doivent se préparer à une guerre d’une ampleur comparable celle de 1939-1945. »
Mark Rutte, Secrétaire général de l’OTAN, 13 décembre 2025.
Ce discours démentiel du secrétaire général de l’OTAN n’a pas eu l’air d’alerter ni une majorité de hauts fonctionnaires d’État ni une bonne partie des hautes sphères du privé. J’en ai eu la preuve il y a peu. En effet, j’ai eu le privilège d’assister aux 4es Assises de la Géopolitique, « Où va l’Amérique ? », organisé par HEC Alumni-Auditeurs et l’IHEDN Paris IDF, dans un salon situé dans l’enceinte de l’École Militaire de Paris. »
Non au national-sionisme !
« Parce que le premier « grand remplacement » fut d’abord celui qui s’est opéré partout dans les médias…
Parce que pas de « grand remplacement » sans grand remplaceur.
Parce que la communauté juive de gauche est la principale responsable de l’immigration de masse et la communauté juive de droite la principale responsable de la radicalisation communautaire.
Parce que les racailles ne sont pas les enfants de l’islam, mais de SOS Racisme.
Parce que le « suicide français » est une tentative d’assassinat et qu’Éric Zemmour connaît parfaitement l’assassin.
Parce que si Renaud Camus veut lutter contre le « grand remplacement », qu’il commence déjà par faire des gosses.
Parce que ceux qui nous poussent aujourd’hui à la guerre civile sont les mêmes qui ont détruit le Liban et la Yougoslavie.
Parce qu’un patriote authentique doit tout faire pour éviter la guerre civile.
Parce que le « terrorisme islamique » est une création américano-saoudienne supervisée par Israël, pour détruire en premier lieu les nations arabo-musulmanes. »
À quoi sert la russophobie en Europe occidentale
« Il y a peu, j’ai participé à une conférence sur la géopolitique. Au micro, un intervenant qu’on peut qualifier d’“européiste”, c’est-à-dire un partisan non pas de l’Europe, mais – pour être précis – de l’appareil de l’Union européenne.
J’écoute le bourdonnement habituel des médias occidentaux de grand chemin sur la prétendue “menace russe” et les incongruités et mensonges traditionnels sur les événements liés à l’Ukraine. Et puis, soudain, l’orateur a exprimé, je l’avoue, un concept nouveau pour moi :
« Nous avons besoin de la russophobie pour renforcer, voire créer, le patriotisme européen ! »
Aujourd’hui, explique-t-il, les sentiments “nationalistes” sont trop forts chez les habitants de l’Union européenne. En d’autres termes, le Français se sent trop français, l’Allemand trop allemand, le Hongrois trop hongrois…
Pour l’Union européenne, il s’avère souhaitable que ces attachements ethniques appartinssent au passé. En conséquence, la russophobie représente la haine contre un “ennemi commun” et, de ce point de vue, s’avère être un phénomène “positif”, en tant que dénominateur commun d’une “Europe unie” pour créer un soi-disant “patriotisme européen”.
C’est la poursuite des convictions européistes, réelles ou de commande, pour en finir une fois pour toutes avec le patriotisme national. Quitte à reprendre le terme, il faut maintenant imposer un “patriotisme” exclusivement “européen” (entendez union européiste) ! »
Enjeux de santé mentale et profusion de CBD en Europe : tranquillité et quiétude pour tous, avant tout
«Conformément au Traité (Article 3 du TUE) Bruxelles tient au bien-être de ses populations. L’Union se découvre une passion pour leur santé mentale, qu’elle voit entamée par tous les tracas de l’existence, et tout particulièrement par ceux qu’elle impute curieusement aux libres navigations et interactions digitales des individus.
Simultanément, l’UE est à l’origine de l’explosion du marché du CBD (le cannabidiol), substance dite « récréative » dont, par la force des Traités, elle a rendu la diffusion et le négoce omniprésents sur l’ensemble du continent en moins de cinq ans, au motif de la libre circulation des marchandises en Europe (Article 26.2 du TFUE). Que nous enseigne la mise en regard de ces deux sujets quant aux intentions réelles de la structure envers ses populations ?
Les campagnes nationales en faveur de la santé mentale fleurissent sur tous les écrans. Elles sont l’illustration d’une impulsion donnée par Bruxelles dans le sillage de l’OMS, assortie d’un renouveau du concept de santé mentale.
Il ne s’agit plus de l’acception traditionnelle concernant des gens aliénés, souffrant de troubles mentaux, ce qui jusqu’à présent ne concernait– heureusement – qu’une fraction restreinte de la population. Dorénavant, aux yeux de l’institution, tout un chacun est susceptible d’être plus ou moins déficitaire en matière de santé mentale ; personne n’est à l’abri. »
Techno-Science
Coopération sous stress maximal – Partie II :
L’apparition de l’organisme collectif et les hautes valeurs
« La quête d’homogénéité fonctionnelle et affective provoquée par les phases de Coopération sous Stress Maximal, produit aussi de belles choses. C’est parce que le groupe fonctionne et se perçoit comme un seul organisme collectif que ses membres n’hésitent pas à sacrifier leur temps, leur santé, leurs ressources et parfois leur vie. Ces sacrifices sont d’autant plus facilités qu’ils sont célébrés, voire exaltés par la communauté : on valorise la famille de celui qui s’est sacrifié, on célèbre sa mémoire ou son nom, on apporte son aide à ses enfants ou parents.
Dans la durée, la culture du groupe pérennise le ou les sacrifices fondateurs ou significatifs pour entretenir la mémoire de la coopération sous stress, fondatrice de la communauté (par des monuments, fêtes, célébrations, etc.), mais aussi pour que chacun se souvienne, une fois le groupe culturel installé dans la durée et la création d’institutions, des conditions de son apparition et de sa survie dans l’histoire. Une leçon sans cesse remémorée.
La seconde phase d’évaluation post-stress détermine si cette énergie se cristallise en vitalité ou en pathologie. Une résolution positive déclenche une euphorie collective (via dopamine et endorphines), renforçant les liens sociaux et favorisant l’adhésion culturelle ; à l’inverse, une évaluation négative conduit à une dépression et à une vulnérabilité accrue aux maladies auto-immunes. Parfois, l’issue – par exemple d’une guerre – ne laisse pas de marge d’interprétation sur qui a gagné et qui a perdu ; mais souvent, le travail d’interprétation du conflit fait partie de la phase de reconstruction du corps social. »
Les applications militaires de la MHD (Magnétohydrodynamique)
« Nous l’avions vu le mois dernier : les travaux de Jean-Pierre Petit n’ayant pas suffi à convaincre les dirigeants français à l’époque de poursuivre les recherches en matière de MHD (Magnétohydrodynamique), notre pays est passé à côté de la possibilité de détenir des missiles hypersoniques.
En revanche, les physiciens russes les connaissent, et le pays a fait la démonstration de sa maîtrise dans son application aux missiles. La Chine en possède également : le missile DF-ZF, capable de voler entre Mach 5 et Mach 10, est entré en service en 2020 (portée d’environ 1 900 km), et cet autre missile hypersonique YJ-21 a fait une démonstration de ses capacités en juin 2022 dans le désert du Xinjiang.
Quant aux États-Unis, M. Petit affirme qu’un spécialiste américain lui aurait confirmé en 2001, lors d’un congrès à Brighton, que les États-Unis disposaient d’engins propulsés par MHD : le B-2 et Aurora. Les applications militaires américaines de la MHD n’ayant jamais été officiellement confirmées, l’armée française estime que leur existence est non avérée.
En revanche, les missiles, surtout russes, ont déclenché une prise de conscience et les travaux ont repris avec une vigueur renouvelée. Dans cet article, nous présenterons les deux appareils américains sur lesquels planent de forts soupçons de MHD, l’actualité en Russie et en Chine, et enfin la réaction française. »

conçue en carton. Des électrodes recouvrent l’appareil et ralentissent
l’air sans l’échauffer avant qu’il n’entre dans des turboréacteurs
conventionnels. Ces électrodes produisent dans le même temps de
l’électricité (principe du générateur MHD).
Source : capture d’écran de la conférence de Cavaillon en 2003.
Macroéconomie
Les joies du retour à la réalité
« En ce début d’année 2026, relevons des évolutions notables concernant le système financier. D’une part, les craquements apparaissent : les financements privés connaissent des difficultés croissantes, les taux japonais s’envolent et mettent en péril les stratégies d’investissement risquées opérées mondialement ces dernières décennies (carry trade), l’immobilier commercial continue de boire la tasse, la FED est contrainte de procéder à nouveau à l’augmentation de la taille de son bilan. Cette courte liste n’est pas exhaustive.
D’autre part, le poids du réel semble reprendre le dessus sur les narratifs superficiels : la pertinence et la solidité du financement par la dette pour le secteur de l’intelligence artificielle sont remises en question, les plus grandes entreprises de la planète s’étant endettées au maximum sur une technologie qui n’a toujours pas prouvé sa capacité à générer de véritables retours sur investissement. Les métaux précieux manquent dans les coffres et voient leurs prix s’envoler, alors que les cours de certains produits financiers censés être adossés aux métaux précieux sont de plus en plus déconnectés de cette réalité, en restant à des niveaux artificiellement bas.
Nous reviendrons plus en détail sur chacun de ces sujets dans cette lettre. »

Placements
Pourquoi l’argent métal en 2026 ?
« Il y a exactement un an, dans notre revue de janvier 2025, nous recommandions l’ETF SIL (Global X Silver Miners) comme investissement de conviction pour exploiter la hausse structurelle de l’argent métal. Résultat : +180% de performance en une année, au moment où j’écris ces lignes, le 11 janvier 2026. Une validation éclatante de notre analyse fondamentale, mais surtout la démonstration parfaite de l’effet de levier que procurent les actions minières par rapport au métal physique.
Cette performance exceptionnelle ne relève pas du hasard. Elle découle d’une compréhension approfondie des mécaniques industrielles que j’avais détaillées dans mon ouvrage L’industrie minière : les secrets de l’or et de l’argent métal dévoilés, publié en janvier 2021. Le livre anticipait une explosion à la hausse sur le secteur dans la décennie. Quatre ans plus tard, les thèses développées se matérialisent avec une précision chirurgicale.
Mais pourquoi l’industrie minière représente-t-elle aujourd’hui l’une des opportunités d’investissement les plus sous-évaluées du marché ? Et comment expliquer que des actions minières puissent surperformer à ce point le métal sous-jacent ? Décryptage d’un secteur en pleine révolution structurelle. »





















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