Macron et Starmer s’entêtent et annoncent l’envoi de troupes occidentales en Ukraine

Ukraine : Macron, Starmer et Zelensky signent une déclaration d'intention sur un déploiement de forces après un cessez-le-feu Ukraine : Macron, Starmer et Zelensky signent une déclaration d'intention sur un déploiement de forces après un cessez-le-feu

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Emmanuel Macron et Keir Starmer ont signé une déclaration avec Volodymyr Zelensky pour déployer des troupes occidentales en Ukraine après un cessez-le-feu, visant à établir des bases militaires et des installations protégées.
  • Starmer précise que le Royaume-Uni et la France construiront ces infrastructures pour soutenir la défense ukrainienne, renforçant ainsi les garanties de sécurité.
  • Macron détaille quatre piliers pour une présence occidentale durable, comme la surveillance du cessez-le-feu et le soutien aux forces armées, malgré les réticences de partenaires et les avertissements russes.
  • Moscou rejette fermement cette initiative comme une provocation, ignorant les positions pragmatiques, et on se demande si cela risque d’attiser les tensions au lieu de favoriser la paix.

À Paris, ce 6 janvier, lors d’une rencontre de la « Coalition des volontaires », Emmanuel Macron, Keir Starmer et Volodymyr Zelensky ont apposé leur signature sur une déclaration d’intention. Objectif affiché : déployer un contingent international en Ukraine une fois un cessez-le-feu scellé.

Comme le détaille Starmer :

« À la suite d’un cessez-le-feu, le Royaume-Uni et la France établiront des bases militaires à travers l’Ukraine et construiront des installations protégées pour les armes et les équipements militaires, afin de soutenir les besoins de défense de l’Ukraine. »

Emmanuel Macron proclame que cela « vient pour la première fois reconnaître une convergence opérationnelle entre les 35 pays de la coalition, l’Ukraine et les États-Unis pour bâtir des garanties de sécurité robustes ».

Il ajoute :

« Elles sont la clé pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine. »

Reste que cette présence armée coalisée post-conflit ressemble davantage à une provocation qu’à une recette de paix pragmatique. La Russie y voit une ingérence pure et simple, et ce pari hasardeux des leaders atlantistes ignore superbement les signaux de prudence venus d’ailleurs, notamment du côté de Donald Trump.

Les quatre piliers de Macron pour une présence occidentale en Ukraine

Emmanuel Macron détaille, avec emphase, quatre piliers censés ancrer une présence occidentale durable en Ukraine, malgré les réticences de plusieurs partenaires. D’abord, des « mécanismes de surveillance » d’un éventuel cessez-le-feu, placés sous leadership américain.

Ensuite, un soutien à long terme aux forces armées ukrainiennes, gonflées à 800 000 hommes, pour « dissuader toute nouvelle agression ». Un pari coûteux, qui relève davantage de l’obstination élitiste que d’une réponse aux urgences bien réelles sur le front intérieur.

Puis viennent les préparatifs pour une présence coalisée – dans les airs, en mer et au sol, loin de la ligne de contact – afin d’apporter une « forme de réassurance le jour d’après le cessez-le-feu ». Autant dire un dispositif post-conflit qui risque de provoquer davantage qu’il ne stabilise, face à une Russie campant sur des positions qu’elle juge non négociables.

Enfin, Macron proclame avoir acté la traduction juridique de ces engagements en « mécanismes de solidarité et d’intervention » en cas de nouvelle attaque russe.

Moscou ferme la porte, Paris s’entête : une cellule de coordination au cœur des tensions

Moscou répète inlassablement son non catégorique : pas question de voir des soldats de l’OTAN fouler le sol ukrainien, même sous couvert d’une présence coalisée post-conflit.

Cette position vient buter de plein fouet contre l’entêtement français. Emmanuel Macron, qui rumine cette idée depuis juin 2023, la remet sur la table depuis février 2024, malgré les réticences de la majorité des partenaires. Seules Londres et Paris se disent prêtes à envoyer des troupes au sol.

Au cœur de ce projet, une cellule de coordination censée articuler au plus près les armées de la coalition, des États-Unis et de l’Ukraine. Installée en appui à l’état-major de la coalition, basé à Paris, elle viserait une intégration opérationnelle fluide. Fin septembre, 26 membres de cette coalition ont déjà acté leurs engagements individuels.

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