🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le 25 juillet à 12h30, Mike Borowski analyse en direct le procès retentissant des Macron contre Candace Owens, accusée de diffamation aux USA.
- Les Macron financent cette plainte avec des fonds publics, soulevant des questions sur l’utilisation de l’argent des contribuables.
- Après un revers en France, cette offensive judiciaire aux USA vise à reprendre le contrôle du récit, mais risque de donner plus de poids à la rumeur.
- Candace Owens exige un test ADN de Brigitte Macron, pouvant transformer cette affaire en un véritable feuilleton médiatique.
Le 25 juillet à 12h30, Mike Borowski vous propose un direct explosif sur un sujet d’actualité, sur Géopolitique Profonde.
Procès Brigitte Macron Candace Owens : qui paie réellement la facture ?
Emmanuel et Brigitte Macron viennent de lancer une procédure judiciaire retentissante aux États-Unis contre Candace Owens, figure conservatrice américaine. Motif : diffamation. En ligne de mire, la désormais virale théorie selon laquelle Brigitte Macron serait née homme sous le nom de Jean-Michel Trogneux. Si cette rumeur circule depuis 2021, l’escalade atteint un nouveau sommet avec le dépôt d’une plainte de 218 pages dans l’État du Delaware.
Un choix stratégique, visant à frapper fort dans une juridiction qui autorise des dommages punitifs. Pourtant, une question explosive reste soigneusement évitée par les médias : qui finance ce procès hors-sol ? La réponse glace. Ce sont les Macron, certes. Mais avec quel argent ? Avec celui que leur verse l’État, donc indirectement, celui des Français.
Car si Emmanuel Macron est rémunéré comme chef de l’État, Brigitte, elle, n’a aucun statut officiel, aucun rôle institutionnel clair. Pourtant, elle bénéficie depuis 2017 d’un secrétariat dédié et d’un budget de représentation annuel avoisinant les 280 000 €. Sans être élue, sans mandat. Et aujourd’hui, c’est avec cette légitimité floue et ces ressources issues de la sphère publique qu’elle s’attaque à une influenceuse américaine depuis l’autre côté de l’Atlantique. Une initiative privée ? Peut-être. Un financement public déguisé ? Très probablement.
Une offensive judiciaire comme réponse à la défaite
Ce procès n’arrive pas par hasard. Il intervient quelques jours seulement après un revers judiciaire cuisant pour Brigitte Macron. En France, sa plainte contre Amandine Roy et Natacha Rey s’est soldée par une déconvenue. Si elle avait initialement gagné en première instance, la décision a été annulée en appel. Le dossier est désormais entre les mains de la Cour de cassation. Face à cet échec sur le territoire national, le couple Macron opte pour une manœuvre transatlantique. Et cette fois, pas question de s’en remettre à la justice française.
Aux États-Unis, le couple vise large. Candace Owens est accusée d’avoir construit un récit grotesque, où Brigitte serait un homme, Emmanuel un cobaye de la CIA, et leur union une mise en scène. Ce contenu, largement diffusé via la série de vidéos Becoming Brigitte, a généré plus de 2,3 millions de vues. Devant le tollé, les Macron affirment avoir tenté à plusieurs reprises d’obtenir le retrait des contenus. En vain. Raison pour laquelle ils choisissent l’artillerie lourde : une plainte américaine, longue, coûteuse, et médiatiquement puissante.
Mais aux États-Unis, les règles changent. Candace Owens contre-attaque en exigeant un test ADN de Brigitte Macron, comme le permet le droit américain dans le cadre d’une défense en diffamation. Cette demande radicale — et parfaitement légale outre-Atlantique — pourrait soumettre la Première dame à une obligation de preuve directe. Si le juge l’autorise, Brigitte Macron devra choisir entre coopérer ou voir la procédure s’effondrer médiatiquement. C’est un retournement spectaculaire, révélateur de la brutalité du système judiciaire américain quand on décide d’y jouer.
Communication de crise ou opération politique ?
Derrière cette plainte se joue bien plus qu’une bataille judiciaire : c’est une opération de communication parfaitement calibrée. Le couple présidentiel cherche à reprendre le contrôle du récit. Brigitte Macron, lasse d’être interrogée sur sa prétendue identité masculine à chaque déplacement officiel, veut frapper un grand coup. Mais la méthode interroge. Car en s’en prenant à une personnalité américaine, sur le sol américain, elle offre à cette rumeur une résonance mondiale. Et transforme une théorie marginale en affaire d’État.
Le plus troublant reste l’origine des fonds. L’Élysée ne paie pas la procédure ? Officiellement, non. Mais le salaire présidentiel et les avantages liés à la fonction inexistante de « Première dame » sont bien versés par le contribuable. Cette plainte n’est donc pas financée par un patrimoine privé indépendant, mais par les revenus qu’ils perçoivent en tant que figures publiques. Dans un pays en crise, où l’inflation pèse sur les foyers, voir les plus hauts représentants de l’État utiliser des fonds indirectement publics pour des règlements de comptes transatlantiques a tout d’un affront.
Ce procès révèle ainsi une dérive préoccupante : l’extension sans limites de la protection de l’image du couple présidentiel, au mépris de la décence budgétaire et de la séparation des sphères privée et publique. Derrière la façade juridique, c’est bien une guerre de pouvoir, d’image et de contrôle qui se joue. Et une fois encore, c’est le contribuable français qui paie la facture.


Participez au débat, et partagez votre opinion !
Faites avancer la discussion en donnant votre avis à la communauté.