🔥 Les essentiels de cette actualité
- La chute de Bachar el-Assad rebat les cartes au Proche-Orient : Israël et la Turquie apparaissent comme les principaux bénéficiaires stratégiques de ce bouleversement.
- Israël peut-il tenir sa pression en Syrie et au Liban face à un Hezbollah plus résistant que prévu, malgré le départ de cadres qualifiés ?
- En Ukraine, la guerre d’usure est dominée par les drones : la Russie dispose-t-elle d’un réel avantage industriel face à Kiev ?
- Le réarmement massif de l’Europe répond-il à une menace russe réelle, et la diplomatie a-t-elle encore une place face au risque d’embrasement ?
Le 25 octobre à 19h, Christopher Helali, journaliste et analyste géopolitique, est l’invité de Raphaël Besliu sur Géopolitique Profonde.
De la chute d’Assad à l’usure ukrainienne les dessous d’un basculement mondial
La chute de Bachar el-Assad marque une rupture historique au Proche-Orient. Israël et la Turquie s’imposent désormais comme les grands vainqueurs stratégiques de ce séisme géopolitique. Sur le terrain, l’armée israélienne intensifie sa pression en Syrie et au Liban, malgré une résistance du Hezbollah jugée plus tenace que prévu par les analystes.
Derrière les communiqués de victoire, la société israélienne subit une fragilisation interne inédite. Le départ massif de cadres et de citoyens qualifiés vers l’Europe ou l’Amérique latine témoigne d’un malaise profond. Au sud du Liban, la destruction systématique des infrastructures civiles semble répondre à une stratégie de déplacement forcé pour vider durablement la région.
En Ukraine, le conflit s’est transformé en une guerre d’usure dominée par les drones. Tout porte à croire que la Russie dispose d’un avantage industriel décisif face à un régime de Kiev à bout de souffle. Pourtant, les dirigeants européens continuent d’agiter la peur d’une invasion russe pour justifier un réarmement massif et le maintien de la perfusion financière.
L’ordre mondial peut-il survivre à cet embrasement simultané sur deux fronts majeurs ? Entre les calculs de survie politique de Benyamin Netanyahou et l’obstination interventionniste de Washington, les nations subissent une dépossession de leur destin. La diplomatie a-t-elle encore une place, ou marchons-nous vers une conflagration totale dont personne ne sortira indemne ?
Christopher Helali et Raphaël Besliu vont discuter de l’évolution des conflits au Proche-Orient et en Ukraine sur GPTV.

