Commémoration de la capitulation japonaise de 1945 : que signifie la venue de Kim Jong Un et Vladimir Poutine en Chine ?

Kim Jong-un assistera à la célébration de la victoire en Chine Kim Jong-un assistera à la célébration de la victoire en Chine

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Kim Jong Un se rend en Chine pour le défilé de la capitulation japonaise de 1945, un événement diplomatique rare. Il rencontrera Poutine et Xi Jinping, renforçant les liens avec la Russie et la Chine.
  • Poutine défilera malgré le mandat d’arrêt de la CPI, confirmant que certains pays refusent les diktats occidentaux. Ces déplacements montrent de nouvelles alliances en Asie, loin des pressions occidentales.
  • Aucun leader occidental, sauf le Premier ministre slovaque, ne participera, illustrant les tensions entre Pékin et l’Occident. La Chine reste un soutien crucial pour la Corée du Nord face aux sanctions internationales.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un mettra le cap sur la Chine dès la semaine prochaine. Il assistera au défilé militaire commémorant la capitulation japonaise de 1945.

D’après les médias officiels de Pyongyang, c’est probablement la première fois que Kim participera à un événement diplomatique d’une telle envergure avec plusieurs pays étrangers.

Poutine défilera également en Chine malgré le mandat d’arrêt émis par la CPI. Le président russe pourra participer au défilé chinois sans craindre d’être inquiété, puisque Pékin n’a jamais adhéré à la Cour pénale internationale qui le recherche pour « crimes de guerre » en Ukraine.

Il s’est déjà rendu en Chine depuis le lancement de ce mandat en 2023, ce qui confirme que certains pays refusent de se plier aux diktats occidentaux.

Ces déplacements confirment la formation de nouvelles alliances en Asie, loin des pressions occidentales.

L’absence des Occidentaux

La Chine organise sa grande conférence de prestige, et hormis le Premier ministre slovaque Robert Fico, aucun leader occidental ou européen n’a daigné faire le déplacement.

Le ministère chinois des Affaires étrangères doit se contenter des 26 autres chefs d’État et de gouvernement étrangers présents.

Les tensions entre Pékin et l’Occident deviennent évidentes. Nos dirigeants européens préfèrent snober la deuxième puissance mondiale plutôt que de construire des ponts, pendant qu’ils continuent à sermonner sur l’importance du « dialogue international ».

Robert Fico

Un événeLe guillment diplomatique rare pour Kim Jong Un

Yang Moo-jin, directeur de l’Université des études nord-coréennes à Séoul, note un fait exceptionnel :

« Il est assez inhabituel pour Kim d’assister à une cérémonie du Jour de la Victoire, et c’est probablement la première fois qu’il participe à un rassemblement de nombreux chefs d’État, où il pourra rencontrer Poutine, Xi et le chef du Parti communiste vietnamien en même temps. »

Il ajoute :

« Kim cherchera à muscler son influence mondiale, et son trio avec la Chine et la Russie pourrait riposter à l’alliance États-Unis-Japon-Corée du Sud. »

La Corée du Nord reste sous des sanctions internationales à cause de ses programmes nucléaires et balistiques. Ces sanctions perdent beaucoup de leur efficacité grâce au soutien économique, militaire et politique de la Russie et de la Chine.

Chine et Russie : alliés sans faille

La Chine, principal soutien économique de Pyongyang, s’était alignée avec Washington en 2017 pour appliquer certaines sanctions contre son protégé.

Cependant, Pékin continue d’être la bouée de sauvetage qui maintient à flot le régime nord-coréen. Sans l’aide économique chinoise, la Corée du Nord ne pourrait probablement pas résister à l’étranglement occidental.

Les liens entre ces deux pays restent plus profonds que ce que les communiqués officiels laissent entendre.

Ces derniers mois, l’axe Moscou-Pyongyang s’est également renforcé. La Corée du Nord a envoyé un volume record d’armement vers la Russie et dépêché ses propres soldats pour soutenir Poutine dans le conflit ukrainien.

Kim Jong-un a clairement choisi son camp dans cette confrontation avec l’Occident. L’aide massive à la Russie survient alors que l’économie russe résiste malgré les multiples vagues de sanctions.

Un diplomate européen confirme :

« Cette alliance représente un échec cuisant de la politique d’isolement de la Russie. »

Poutine et Kim Jong Un

La présence de Kim : menace ou opportunité ?

Le président du Parlement sud-coréen, Woo Won-shik, devrait également assister au défilé.

Lorsque l’on demande si Woo pourrait rencontrer Kim ou d’autres officiels nord-coréens pendant son séjour en Chine, son porte-parole répond : « Aucun calendrier n’est prévu pour l’instant. »

Le chef de cabinet du président sud-coréen, Kang Hoon-sik, confirme que la Corée du Sud est au courant de la présence de Kim.

« C’est une première », souligne Cho Hyun, ministre sud-coréen des Affaires étrangères.

Cette participation pourrait convaincre Kim de s’asseoir à la table des pourparlers, mais il reste à voir si les puissances occidentales accepteront réellement cette ouverture diplomatique.


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